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A partir du vendredi 28 janvier, nous proposons des rendez-vous mensuels pour lire ensemble le livre du sociologue Hartmut Rosa :

Résonance – Une sociologie de la relation au monde

Notre époque nous donne souvent l’impression d’être profondément désaccordés. Si l’accélération constitue le problème central de notre temps, la résonance peut-être la solution. Comment retrouver la résonance face à nous-mêmes? Dans notre relation avec l’autre, le monde, l’Autre ? Comment cette résonance peut-elle réorienter nos idées liés à la politique, la religion, la culture, l’avenir ?

Avec la « résonance », Hartmut Rosa propose un concept pour remédier à l’accélération du capitalisme, qui nous condamne à la croissance et à la surchauffe. Pour lui, la transformation en profondeur de nos sociétés ne se réalisera que si nous acceptons d’entrer dans un nouveau rapport au monde, marqué par une relation « responsive » avec lui. En quoi cette résonance peut-elle bien consister concrètement ? La résonance semble un nouveau paradigme capable de faire advenir un autre monde. Le temps est venu de se mettre à l’écoute…

Première rencontre vendredi 28 janvier à 20h. François Prouteau sera notre invité pour ouvrir notre lecture avec une introduction à la pensée de Rosa: « Relation au monde, accélération et résonance dans la modernité ». Dans son nouveau livre Odyssée pour une Terre habitable (Le Pommier – 2021), François Prouteau a consacré plusieurs passages à la résonance.

Notre lecture en ligne, nous permettra de nous rencontrer même si nous vivons parfois bien éloignés les uns des autres. Nous proposons de fixer ensemble les autres dates lors de cette première rencontre. Elles seront ensuite affichées sur cette page. Merci de vous inscrire ci-dessous afin que nous puissions vous envoyer le lien zoom.

Voici un court résumé du livre « Résonance » de Hartmut Rosa :

Si l’accélération constitue le problème central de notre temps, la résonance peut être la solution. Telle est la thèse du livre « Résonance » du sociologue Hartmut Rosa, lequel assoit les bases d’une sociologie de la « vie bonne » – en rompant avec l’idée que seules les ressources matérielles, symboliques ou psychiques suffisent à accéder au bonheur.
La qualité d’une vie humaine dépend du rapport au monde, pour peu qu’il permette une résonance. Celle-ci accroît notre puissance d’agir et, en retour, notre aptitude à nous laisser « prendre », toucher et transformer par le monde. Soit l’exact inverse d’une relation instrumentale, réifiante et «muette», à quoi nous soumet la société moderne. Car si nous les recherchons, nous éprouvons de plus en plus rarement des relations de résonance, en raison de la logique de croissance et d’accélération de la modernité, qui bouleverse en profondeur notre rapport au monde sur le plan individuel et collectif.
De l’expérience corporelle la plus basique (respiration, alimentation, sensations…) aux rapports affectifs et aux conceptions cognitives les plus élaborées, la relation au monde prend des formes très diverses : la relation avec autrui dans les sphères de l’amitié, de l’amour ou de la politique ; la relation avec une idée ou un absolu dans les sphères de la nature, de la religion, de l’art et de l’histoire ; la relation avec la matière, les artefacts, dans les sphères du travail, de l’éducation ou du sport.
Tout en analysant les tendances à la crise – écologique, démocratique, psychologique – des sociétés contemporaines, cette théorie de la résonance renouvelle de manière magistrale le cadre d’une théorie critique de la société.

Editions La Découverte, poche

A lire aussi: Accélérons la résonance! Entretiens avec Hartmut Rosa, par Nathanaël Wallenhorst. Editions le Pommier.