La fête du Climont ou comment créer du lien
Grand merci à tous ceux qui ont participé !

Le week-end du 31 mai et 1er juin, la fête du Climont a prolongé le festival TransverSaâles et un des liens entre les deux, a été la dentelle à l’aiguille. Winniefred Sharp, artiste établie à Calais a proposé de créer une ruche en utilisant cette pratique. Des personnes exilées de sa ville, des enfants de l’école d’Urbeis, des participants des festivals de Saâles et du Climont ont réalisé chacun une alvéole sur laquelle, ils ont laissé un message exprimant leur espoir pour le futur.
Le week-end a commencé le samedi matin par Alan Lebecque du collectif université des terrestres. Il a dessiné une boussole nous invitant à nous orienter dans un monde déboussolé. A partir du projet « où atterrir ? » initié par Bruno Latour et S-composition, nous avons partagé nos concernements par rapport à des sujets comme la qualité de l’eau, du silence, de la démocratie et le besoin de solidarité…


Après le repas partagé, des promeneurs sont partis en forêt à la rencontre de trois personnes. Nicolas Kreis et Jean-Marie Gérardin ont raconté l’épopée des mennonites qui ont défriché et labouré les terres autour du Climont. Elisabeth Sandrine Ngah a raconté ses engagements envers son pays d’origine, le Cameroun et son pays d’adoption, la France.
Un petit bal folk, animé par le groupe Bis bal’d a mis en condition pour apprécier la choucroute aux accents brésiliens, concoctée par le restaurant Diette.


La soirée s’est prolongée en découvrant l’univers folk électro, chanté en alsacien d’Edwàr, mêlé aux chansons solaires et émouvantes de Lucia de Carvalho, chanteuse et percussionniste lusophone sur des rythmes brésiliens qui ont enthousiasmé la foule.
Le lendemain, un vide-grenier, organisé par Les Elfes d’argent a pris la place des musiciens sous la tente. A 11 h, au temple, les trompes de chasse « les échos du Guirbaden » de Mollkirch, ont ouvert la célébration œcuménique avec l’entrée à Saint-Eustache. Pour souligner les moments forts de la cérémonie, Ils ont interprété deux autres morceaux plus tard et Francis Walz au saxo, a ajouté de la douceur.


Puis des saucisses de sanglier, des brochettes végétariennes préparées par l’association Obelics, des glaces de la ferme Humbert ont régalé les papilles, et les oreilles ont été comblées par le son des trompes et les chants des sonneurs.
Le trio « La Messinoise » composé d’une flûte baroque, d’une viole de gambe et d’un théorbe a donné un aperçu des goûts musicaux raffinés à la cour de Versailles à la fin du règne de Louis XIV, et du début de celui de Louis XV, alors que naît enfin une synthèse des styles français (élégiaque et poétique) et italien (brillant et virtuose).


Avant le verre de l’amitié, le public a pu découvrir les alvéoles assemblées poétiquement sous l’égide de l’abeille charpentière.











Et après ce beau week-end de l’Ascension, nous sommes en train de préparer le Festival du Silence pour le week-end de Pentecôte :
samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 juin :