Traversée de la Nuit

Avec Sarah Bernard et Mauro Rampazzo
Samedi 7 novembre 2026

16h Atelier au Promontoire*

17h Marche du Promontoire au Temple

18h Spectacle au Temple – bien chauffé – du Climont

19h30 Repas partagé au Promontoire

* 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis – Le Climont

Tout un programme !

Le 25 mai dernier ABC-Climont a organisé le « grand pique-nique du vivre ensemble » en partenariat avec l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et Lorraine (UEPAL) dans le cadre de son cycle au service d’une démocratie vivante.

Pour un retour sur cette journée, voir le carnet de bord .

À la suite des échanges intervenus lors de cette journée, qui a mobilisé plus de 200 participants, l’UEPAL souhaite poursuivre la résistance face aux idéologies extrémistes qui menacent notre démocratie.

Dix textes bibliques portés par dix personnes proposent « tout un programme » en vue de l’élection présidentielle en 2027.

Puisque beaucoup d’ami.e.s d’ABC-Climont étaient présents au grand pique-nique, nous souhaitons vous informer de ce projet :

Les vidéos seront diffusées sur les réseaux sociaux au rythme de 2 par semaines entre le dimanche 25 octobre et mercredi 25 novembre. Les autres affiches et vidéos seront publiés sur le site de l’UEPAL.

N’hésitez pas à partager ces portraits sans modération dans les réseaux sociaux et à participer aux tables rondes proposées en février et mars dans l’idée de continuer à faire émerger des énergies pour faire vivre la démocratie !

Présentation des sujets et de noms des personnes :

Voilà un Sacré Week-end !

Le vendredi 9 et samedi 10 octobre, le Climont accueillait les Sacrées Journées – Festival des Musiques Sacrées du Monde.

Vendredi, le ciel était clément et nous avons pu faire une longue balade de nuit à travers la forêt proposée par René Lamey.

En levant nos têtes vers les cimes des arbres, nous avons découvert un magnifique chemin de lumière. Juste assez pour voir où mettre nos pieds. Et quand la lumière ne suffisait pas, nos téléphones donnaient un coup de main.

Le lendemain, Beat Föllmi nous a fait découvrir comment le chaos et les angoisses de la fin du 18ième siècle se retrouvent dans l’Oratorio sur la Création de Haydn. L’après-midi, René Lamey, nous a raconté et fait vibrer au rythme du tambour des Peuples Premiers.

Tout au long du week-end, les rencontres, balades, repas et ateliers, nous préparaient au bouquet final, qui commençait avec le concert au Temple, où Dimitri Antonovitch Piano, Gabriel Boileau-Cloutier ténor, Alexandra Breukink flûte traversière, Magalie Brondel violoncelle, et Nicole Gessier violon ont fait entendre la création de la lumière avec Haydn. Ensuite Mohamad Fityan et Alaa Zouiten, venus spécialement de Berlin, nous ont amené dans la lumière à travers la musique soufie avec le nay, le kawala, l’oud et la voix. Ils ont terminé par ce chant Soufi Allahu Allah : « Nous croyons tous le même Dieu. « Allah » est le mot arabe qui désigne Dieu. »

Nous venons à Toi dans notre pauvreté,
ô Toi dont la richesse est sans limites.
Tu as toujours été
bienveillant envers nous.

Le concert s’est poursuit avec René Lamey, qui nous a rassemblé dans un grand cercle au son de son tambour. La soirée s’est encore prolongée longuement autour d’un magnifique repas partagé. Un grand week-end de fraternité!

Et grand merci à tous les bénévoles, à Emmanuel, Marie-Paule, Emile et Maëlle, qui ont aider à préparer les repas !

René Lamey était aussi notre invité pour Polychrome sur la radio RCF/Alsace.

Il raconte comment les spiritualités des Peuples Premiers l’aident à écouter la nature lui parler : un arbre, une source, un rocher, peut-être un chevreuil, un sanglier, un renard, hibou, mais aussi la lune, les étoiles…

Demain au Climont

Chemins de Lumière

Le vendredi 9 octobre 19h et samedi 10 octobre 2026 au Climont

Ce soir balade nocturne avec pour seule lumière notre lien fraternel aux humains et non-humains qui nous entourent de leur mystérieuse présence.

Le samedi 10 octobre ateliers, repas et à 18h concert au Temple du Climont avec entre autre :

Au plaisir de tracer des chemins de Lumière ensemble !

Sacrées Journées au Climont

Chemins de Lumière

Le vendredi 9 octobre 19h et samedi 10 octobre 2026 au Climont

Bonne nouvelle : il pleut enfin !

Cette pluie ne sera pas un problème pour la troisième édition des Sacrées Journées au Climont.

Pour la balade du vendredi soir, des éclaircis sont prévues.

Et si jamais il pleut trop fort le samedi soir pour la dernière partie du concert en forêt, nous continuons au Temple.

Vendredi 9 octobre
  • 19h Petit repas pour la route
  • 20h Balade à la rencontre de la Nuit

Samedi 10 octobre

9h30 Accueil : 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis – Le Climont

10h Atelier : Présentation de l’Oratorio « La création » de Joseph Haydn par Beat Föllmi.

12h Temps de cuisine et repas

14h30 Conférence : Introduction au chamanisme par René Lamey

15h30 Atelier : Rituel amérindien d’Appel aux Esprits des Quatre Directions

16h30 Goûter

18h Concert au Temple du Climont

  • Et la lumière fut … – Christianisme. Des extraits de La Création de Haydn. Avec Dimitri Antonovitch Piano, Gabriel Boileau-Cloutier ténor, Alexandra Breukink flûte traversière, Magalie Brondel violoncelle, Nicole Gessier violon
  • Maqâm an-Nûr — À la lumière du son – Soufisme avec Mohamad Fityan et Alaa Zouiten
  • Chemin de lumière ! – Spiritualité des Peuples Premiers avec René Lamey

Entrée libre et plateau

Repas partagé

ABC-News : Septembre 2026

Pour être confirmé dans mon identité,

je dépends entièrement des autres :

et c’est la grande grâce salutaire de l’amitié pour l’homme solitaire

qu’elle fait d’eux à nouveau un « tout ».

Hannah Arendt, philosophe dans « Parias » de Marina Touilliez   

Avec les échos d’été, de nouveaux visages et le programme d’automne :

  • Le vendredi 25 septembre à 19h : nouvelle saison du Stammtisch avec la lecture du livre Les Lumières sombres – Comprendre la pensée néoréactionnaire du politologue Arnaud Miranda.
  • Le samedi 26 septembre 9h – 14h30 : Marche d’émerveillement pour le Climat, pour le Vivant, la Paix et la Justice Sociale. Départ devant le Temple du Climont. Repas tiré du sac.
  • Le vendredi 9 octobre à partir de 19h et le samedi 10 octobre avec un concert à 18h au Temple du Climont : Les Sacrées Journées au Climont sur le thème Chemins de Lumière.
  • Samedi 7 novembre 2026 : 16h Atelier – 17h Marche – 18h Concert – 19h30 Repas Spectacle spirituel : traversée de la nuit avec Sarah Bernard

Cher.es ami.es,

Quand les vents sont contraires, je me réjouis que tant de personnes gardent intacts leurs convictions, leurs engagements et leur envie de partager leurs valeurs.

Par exemple les paysans, si durement éprouvés par le changement climatique, si dépendants de la nature et de l’économie mondiale.

Parmi eux, il y a ceux qui ont fait le choix d’une agriculture respectueuse des sols et des eaux, qui refusent les produits toxiques et les engrais chargés de métaux lourds, qui œuvrent pour des sols vivants et des prairies fleuries, des élevages à taille humaine respectueux de la condition et de la diversité animale.

Ces paysans, plus encore que les autres, sont désemparés par les manques et les excès d’eau, par les saisons torrides, par l’effondrement de la biodiversité si précieuse dans la lutte contre les maladies et ravageurs, par les difficultés à produire et à vendre…

Et pourtant, ils ne renoncent pas.

Nous aussi, nous ne devons pas renoncer à les rencontrer, à les soutenir, à préserver notre santé en achetant leurs pains, leurs légumes, leurs vins, les produits de leurs élevages, à consommer local, de saison, plus végétal et plus bio.

ABC-Climont s’y emploie, comme Alexandra l’évoque un peu plus loin.

Et nous tous, portons-y notre attention, aussi pour diminuer notre empreinte carbone…

Jean-Pierre PIELA, président d’ABC-Climont

Notre histoire…

Impressions du Summerschool
6 au 10 juillet 2026, Climont, France

Farah, Garo, Jack, Julian, Kaja, Katya, Nathan et Rafi… Ils étudient l’économie, la littérature, la mécanique, la médecine, les sciences politiques et la théologie… et sont venus de France, d’Israël, de Norvège, du Liban, des Pays-Bas, de Norvège et d’Allemagne (Ukraine).

Les impressions de Garo du Summerschool :

« Mon expérience au sein du programme de la « Summer School » dans la région de Climont, en France, a été profondément enrichissante, inspirante et inoubliable. Le cadre lui-même faisait partie du cadeau : calme, verdoyant et merveilleusement serein, il nous a offert un espace paisible pour réfléchir, écouter, apprendre et partager. Entourée d’étudiants venus de différents pays d’Europe et du Moyen-Orient, j’ai eu le sentiment qu’il s’agissait de bien plus qu’un simple programme universitaire ; c’était une véritable rencontre humaine au-delà des cultures, des histoires et des appartenances religieuses. Le fait que l’ACO ait invité des étudiants du Moyen-Orient a rendu cette expérience encore plus spéciale, car cela a permis de créer un espace où les voix de notre région pouvaient être entendues et valorisées en dialogue avec les récits (ou narratifs) européens.

En tant qu’Arménien libanaise, originaire du Liban et membre de l’Église évangélique arménienne, j’ai partagé mon histoire personnelle avec gratitude et humilité. J’ai constaté que cette « Summer School » offrait à chacun d’entre nous la possibilité de s’exprimer à partir de son propre parcours, tout en apprenant des récits des autres. Ce qui m’a le plus marquée, c’est le respect sincère qui régnait entre les participants. Même lorsque nos histoires étaient différentes, et parfois marquées par la souffrance ou les conflits, nous nous écoutions attentivement et avec ouverture d’esprit. Cela a créé un climat de confiance qui nous a permis de commencer à tisser des liens de compréhension au-delà de nos différences.

Chaque journée du programme a abordé des thèmes importants, non seulement riches sur le plan intellectuel, mais aussi source de transformation personnelle. Le premier jour, intitulé « We are creatures of narrative » (Nous sommes des êtres façonnés par des récits), nous avons réfléchi à la manière dont les êtres humains se comprennent eux-mêmes et comprennent les autres à travers les récits. Cela m’a aidé à prendre conscience que le « narratif » n’est jamais neutre ; il façonne l’identité, la mémoire et même la façon dont nous interprétons les conflits.

* our talking stick Jean-Pierre gave us to listen to each others stories

La deuxième journée, intitulée « Parler de l’Europe : des récits de l’intérieur et de l’extérieur », a été particulièrement enrichissante car elle a ouvert un espace de réflexion sur l’Europe, non seulement en tant qu’entité géographique ou politique, mais aussi en tant qu’histoire humaine partagée, racontée sous de multiples angles. Cela a été important pour moi, en tant que personne originaire du Moyen-Orient, car cela m’a rappelé que l’Europe et le Moyen-Orient sont liés depuis longtemps par l’histoire, la religion, les migrations et les échanges culturels.

Un autre aspect marquant du programme a été l’accent mis sur la manière dont les récits peuvent servir soit à diviser, soit à apaiser. Les discussions nous ont aidés à comprendre que les récits peuvent devenir des outils d’exclusion, de propagande et de guerre, mais qu’ils peuvent également devenir des outils de vérité, de mémoire et de réconciliation. J’ai apprécié le fait que nous n’ayons pas seulement abordé les conflits en termes abstraits ; nous avons examiné comment la narration, le discours public et la mémoire historique peuvent façonner les sociétés. Ces conversations étaient particulièrement pertinentes dans le monde d’aujourd’hui, où les malentendus entre les gens s’aggravent souvent lorsqu’une partie refuse d’écouter le récit de l’autre.

La visite du château du Haut-Koenigsbourg a été l’un des moments les plus mémorables de « la Summer School ». Le château, qui domine le paysage, était à la fois magnifique et imposant. Il semblait porter en lui la mémoire de siècles de conflits, de restauration et de résilience. Savoir que ce château avait été le témoin de rivalités entre souverains, de périodes de destruction puis de restauration a donné à cette visite une signification plus profonde. Ce n’était pas seulement un site historique, mais aussi un symbole de la façon dont les lieux peuvent conserver la mémoire et dont l’histoire peut être préservée sans être glorifiée. En parcourant le château, j’ai eu le sentiment qu’il nous rappelait discrètement que même des murs solides ne peuvent empêcher les souffrances de la guerre, mais qu’ils peuvent par la suite devenir des lieux de réflexion et d’apprentissage.

Notre séjour dans la région de Strasbourg a également donné une dimension particulière à nos discussions sur la guerre et la réconciliation. Strasbourg est un lieu où les différentes couches de l’histoire européenne sont visibles, notamment en ce qui concerne les tensions et les conflits entre la France et l’Allemagne. Cela en a fait un cadre idéal pour aborder la manière dont les récits de guerre sont mémorisés, transmis et parfois surmontés. Strasbourg semblait incarner à elle-même la possibilité d’une réconciliation, car elle se trouve dans une région qui a connu la division mais qui est également devenue un symbole de coopération et d’unité. Pour moi, cela a été l’un des enseignements les plus marquants du programme : la réconciliation ne commence pas par l’effacement de l’histoire, mais par le fait de l’affronter honnêtement, puis de choisir de construire quelque chose de meilleur.

Ce qui a rendu ce programme si précieux, ce n’était pas seulement son contenu, mais aussi l’atmosphère dans laquelle il s’est déroulé. La beauté sereine de Climont, l’organisation soignée et le choix minutieux des intervenants ont créé un environnement propice à une réflexion sérieuse et naturelle. J’ai été particulièrement encouragée par la manière dont l’histoire de chaque personne était considérée comme digne d’attention. Dans un monde qui réduit souvent les gens à des étiquettes ou à des catégories politiques, cette « Summer School » m’a rappelé que chaque être humain porte en lui un récit qui mérite d’être entendu. Cette vérité simple mais profonde peut changer notre façon d’aborder l’éducation, le dialogue et la consolidation de la paix.

En repensant à cette expérience, je suis reconnaissante d’avoir eu l’occasion d’y participer. Je reviens de la « Summer School » avec une appréciation plus profonde du pouvoir du récit, une meilleure connaissance des histoires qui façonnent l’Europe et le Moyen-Orient, et la conviction renouvelée que la réconciliation est possible lorsque les gens s’écoutent avec honnêteté et empathie. Ce programme n’a pas seulement été un parcours éducatif ; ce fut aussi un parcours spirituel et humain. Il m’a montré que lorsque des personnes issues de différentes régions se réunissent dans le respect, la vérité et l’ouverture d’esprit, elles font bien plus qu’échanger des idées : elles commencent à construire la paix. »


Et quelques autres impressions :

C’est ici que je veux être. Je veux ek-sister, être debout dans le monde. Être dans la nature et dans la culture. Y grandir, apprendre et me transformer. Je veux tout saisir et tout comprendre, même si je ne le peux pas.

La semaine au Climont a été une semaine remplie de rencontres. Des rencontres de savoirs, de personnes, de cultures, de langues, de nourritures et d’opinions. La maison où nous avons séjourné était un lieu magnifique pour faciliter de telles rencontres, avec des vues époustouflantes et de belles étoiles la nuit. Dans ce cadre, nous avons eu de longues conversations sur les sujets lourds et sur les sujets légers. Nous avons partagé et travaillé sur nos propres histoires, et ensemble, nous avons créé une semaine et une nouvelle histoire à garder en mémoire. Farah

Je m’appelle Rafi. Je viens d’Israël et je suis Palestinien. L’école d’été a été une expérience incroyable pour moi. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire la connaissance de nouvelles personnes, à découvrir leurs origines et à entendre comment ils voient le monde. Il était fascinant de discuter des différents problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui et de débattre de sujets tels que la foi et la politique.

Je suis moi-même aujourd’hui, hier et demain.

Je suis un amas de complexités jeté dans une rivière privée d’eau, et pourtant je m’écoule sur le chemin de la rivière comme si elle était remplie.

L’esprit humain est le principal moteur du changement ; lorsque l’homme cesse de changer, son esprit meurt et il devient une ombre.

Pourtant, à l’ombre des jasmins, je me cache, hésitant sur le prochain pas.

Je me tiens dans les années où les décisions sont prises, où les chemins sont choisis. Je suis là où règne normalement le chaos et où il faut dégager une voie. Je suis comme un homme debout devant un précipice, mais, devant moi, je vois l’autre rive. Le chemin est clair ; c’est la lumière au bout du tunnel.

Une lumière tantôt vive, tantôt pâle, mais néanmoins toujours là. Cette lumière est mon but, mon objectif : la règle qui guide mon avenir et crée mon présent. Cette lumière, cette règle, est l’idée fondamentale de dédier ma force, mon intelligence et mes capacités à la communauté dans son ensemble : servir le bien commun. Lorsqu’un objectif vous donne un but, rien ne peut lui faire obstacle. Nathan

Cette école d’été a été l’une des expériences les plus marquantes que j’aie jamais vécues. Je suis véritablement reconnaissante d’avoir fait partie de la communauté ABC-Climont.

Les discussions ont été inspirantes, et l’ambiance ouverte a permis à chacun de partager librement ses pensées et ses sentiments. Rencontrer des personnes aux perspectives différentes a élargi mes horizons, tandis que le fait de partager mon propre récit a rendu l’expérience encore plus significative. J’ai également noué d’excellentes amitiés, acquis des connaissances précieuses et apprécié la qualité de l’organisation.

Je me souviendrai toujours de mon temps à Climont avec gratitude. Ce fut bien plus qu’une école d’été : un lieu d’apprentissage, de connexion et d’inspiration que je recommande vivement à tous. Katya

Ce Summerschool me rappelle l’essentiel: le respect et l’ouverture envers les histoires des autres. Kaja

Je suis entouré de nombreuses personnes bienveillantes et très différentes de moi, et je souhaite en rencontrer davantage… Que Dieu vous bénisse. Rafi

Je suis assise dans le cercle et j’écoute les voix : russe, arabe, arménien, néerlandais, français, anglais, norvégien… Des voix se mélangent, des gens s’écoutent, des visages s’illuminent, des frontières se franchissent, l’ouverture d’un espace où l’on peut prendre une pause, être invité à sortir, à quitter notre bulle quotidienne pour être touché, connecté aux histoires des autres : sentir l’énergie émerger, quelque chose qui cherche, qui résiste, qui perce, quelque chose qui se produit. La beauté et la puissance des humains. Ils nous font avancer. Nous ne sommes pas seuls. Elevés. Nous pouvons nous lever, prendre la parole et raconter notre histoire. Alexandra

Our story …

Summerschool impressions
July 6 – 10, 2026, Le Climont, France

Farah, Garo, Jack, Julian, Kaja, Katya, Nathan and Rafi… They study economics, litterature, mechanical engineering, medecine, politics, theology… and come from France, Israël, Norway, Lebanon, the Netherlands, Norway and Germany (Ukrain).

Garo’s impressions of the Summerschool :

« My experience in the summer school program in the Climont region of France was deeply meaningful, inspiring, and unforgettable. The setting itself was part of the gift: calm, green, and beautifully quiet, it gave us a peaceful space to think, listen, learn, and share. Surrounded by students from different countries in Europe and the Middle East, I felt that this was more than just an academic program; it was a real human encounter across cultures, histories, and faith backgrounds. The fact that the students from the Middle East were invited by ACO made the experience even more special, because it created a space where voices from our region could be heard and valued in dialogue with European narratives.

As a Lebanese Armenian from Lebanon, and a member of the Armenian Evangelical Church, I carried my own story into this program with gratitude and humility. I found that the summer school made room for each of us to speak from our own background while also learning from the stories of others. What stood out to me most was the sincere respect among the participants. Even when our histories were different, and sometimes marked by pain or conflict, we listened to each other carefully and with openness. This created a spirit of trust that allowed us to begin building understanding across differences.

Each day of the program brought important topics that were not only intellectually rich but also personally transformative.

On the first day, “We Are Creatures of Narrative,” we reflected on the way human beings understand themselves and others through stories. This helped me realize that narrative is never neutral; it shapes identity, memory, and even how we interpret conflict.

* our talking stick Jean-Pierre gave us to listen to each others stories

The second day, “Talking About Europe: Stories from the Inside and the Outside,” was especially meaningful because it opened space to think about Europe not only as geography or politics, but as a shared human story told from multiple perspectives. This was important for me as someone coming from the Middle East, because it reminded me that Europe and the Middle East have long been connected through history, religion, migration, and cultural exchange.

Another powerful part of the program was the focus on how stories can be used to either divide or heal. The discussions helped us see that narratives can become tools of exclusion, propaganda, and war, but they can also become tools of truth, memory, and reconciliation. I appreciated that we did not only talk about conflict in abstract terms; we examined how storytelling, public speech, and historical memory can shape societies. These conversations were especially relevant in our world today, where misunderstandings between people often grows when one side refuses to hear the story of the other.

The visit to Château du Haut-Koenigsbourg was one of the most memorable moments of the summer school. The castle, standing high above the landscape, was both beautiful and powerful. It seemed to carry the memory of centuries of conflict, restoration, and resilience. Knowing that the castle has witnessed rivalries between rulers, periods of destruction, and later restoration gave the visit a deeper meaning. It was not only a historical site, but also a symbol of how places can hold memory and how history can be preserved without being glorified. Walking through the castle, I felt that it quietly reminded us that even strong walls cannot prevent the suffering of war, but they can later become places of reflection and learning.

The time in the Strasbourg region also gave special depth to our discussions about war and reconciliation. Strasbourg is a place where the layers of European history are visible, especially in relation to the tensions and conflicts between France and Germany. This made it a powerful setting for talking about how narratives of war are remembered, inherited, and sometimes healed. Strasbourg itself seemed to embody the possibility of reconciliation, because it stands in a region that has known division but has also become a symbol of cooperation and unity. For me, this was one of the strongest lessons of the program: reconciliation does not begin by erasing history, but by facing it honestly and then choosing to build something better.

What made the program so valuable was not only the content, but the atmosphere in which it was offered. The calm beauty of Climont, the thoughtful organization, and the careful choice of speakers created an environment where serious reflection could happen naturally. I was especially encouraged by the way each person’s story was treated as worthy of attention. In a world that often reduces people to labels or political categories, this summer school reminded me that every human being carries a narrative that deserves to be heard. That simple but profound truth can change the way we approach education, dialogue, and peacebuilding.

As I look back on this experience, I feel thankful for the opportunity to participate. I return from the summer school with a deeper appreciation for the power of narrative, a greater awareness of the histories that shape Europe and the Middle East, and a renewed conviction that reconciliation is possible when people listen with honesty and empathy. This program was not only an educational journey; it was also a spiritual and human one. It showed me that when people from different regions come together in respect, truth, and openness, they do more than exchange ideas and begin to build peace. »


And some other impressions :

Now is where I want to be. I want to ek-sist, to stand in the world. Be in nature and culture. To grow there, learn and transform. I want to grasp and understand everything even though I can’t.

The week in Climont was a week full of meetings. Meetings of knowledge, people, culture, languages, food, and opinions. The house we stayed in was a beautiful place to facilitate such meetings, with amazing views and beautiful stars at night. In such a scene, we held long conversations about the heavy things and also the light things. We shared and worked on our own stories, and together, we created a week and a new story to remember. Farah

My name is Rafi. I come from Israel, and I am Palestinian. The summer school was an amazing experience for me. I had so much fun getting to know new people, learning where they come from, and hearing how they see the world. It was fascinating to discuss the different problems facing the world today and to debate topics such as faith and politics.

I, today, yesterday, and tomorrow am myself.

I am a clump of complexities thrown in a river rid of water, yet I flow through the path of the river as though its filled.

The human spirit is the primary driver for change, when man stops changing his spirit dies and he becomes a shadow.

Yet, in the shadow of the jasmines I hide, hesitating the next step.

However, the cold winds of the desert force me forward even if I am walking on my knees.

And in the end of the desert, the goddess of the face of morningness looks at me, and when I look in its direction I notice that this goddess is none but my reflection in the river rid of water.

I stand in the years when decisions are taken, where paths are chosen. I am in the place where normally chaos reigns and where you have to clear a path. I am like a man, standing in front of an abyss, but, in front of me, I see the other side. The path is clear; it is the light at the end of the tunnel.

A light sometimes bright, sometimes fading, but nonetheless always there. This light is my goal, my objective: the rule guiding my future and creating my present. This light, this rule, is the fundamental idea of dedicating my strength, intelligence, and capabilities to the community as a whole: to serve the greater good. When an objective gives you purpose, nothing can stand in its way.  Nathan

This summer school was one of the most memorable experiences I have ever had. I am truly grateful to have been part of the ABC-Climont community.

The discussions were inspiring, and the open atmosphere allowed everyone to share their thoughts and feelings freely. Meeting people with different perspectives broadened my horizons, while sharing my own story made the experience even more meaningful. I also made wonderful friends, gained valuable knowledge, and appreciated how well everything was organized.

I will always remember my time at Climont with gratitude. It was much more than a summer school—it was a place of learning, connection, and inspiration that I would highly recommend to anyone. Katya

This summerschool truly broadened my horizon, and my bookshelves. We looked beyond borders, beyond assumptions, and beyond our languages in order to see what really matters: the humans behind the story.
Through various activities and experiences, we learned more about each other and ourselves. From hiking to a breathtaking castle with a breathtaking view, to personal inquiries under the stars about what’s liberatory. With ups and downs, our connection grew. Because uniquely, I immediately felt at ease in the blend. Retrospectively, I appreciate the window to a valuable view.

The beginning never disappears, not even with the end. Julian

This summerschool remindend me of what matters most: namely respect and openness for other peoples’s stories. Kaja

I am surrounded by many kind and vastly different people than me and I wish to meet more,… god bless you. Rafi

I’m sitting in a circle and listen to the voices: russian, arabic, armenian, dutch, french, english, norvegian… Voices mixing, people listening, faces lightning, passing borders, opening up a space where we can have a break, invited to go out, leave our daily bubble and be touched, connected to the stories of others : feel the energy emerging, something is searching, resisting, breaking through, someting is happening. The beauty and power of humans. They make us going. We’re not alone. Lifted up. We can stand up and be able to speak and tell the story. Alexandra

Quand Oberlin croise Hildegard de Bingen…

Jeudi 16 juillet : balade spirituelle avec Guy Drommer
19h : départ devant le Temple du Climont
Un repas tiré du sac au Promontoire terminera notre balade

En cas de pluie, on profitera de la fraicheur bienvenue des gouttes d’eau avant de se mettre au sec au Promontoire, 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis – Le Climont.

Pendant ses 59 années de ministère, J.F. Oberlin (1740 – 1826) est à la fois pasteur, pédagogue, botaniste et défenseur des Droits de l’Homme.

2026 marque les 200 ans de sa disparition, le 1er juin 1826.

En mémoire de son œuvre, l’association du musée Oberlin, la communauté de communes de la vallée de la Bruche et les paroisses protestantes de la Vallée de la Bruche nous invitent à prendre part aux évènements proposés tout au long de l’année.

Pour le programme des balades spirituelles de 2026, Guy Drommer propose à chaque fois des rencontres entre Jean-Frédéric Oberlin et un autre personnage.

Ce jeudi, Guy Drommer fera dialoguer Oberlin et Hildegard de Bingen (1098 – 1179).

Cette femme du Moyen Âge était à la fois abbesse, mystique, visionnaire, illustratrice, compo-sitrice et poétesse. Elle se trouve aussi au début de la médecine et était grande connaisseur des plantes.

Le autres rendez-vous des Balades Spirituelles :

Les Voix de Stras’

chantent pour ABC-Climont !

Concert dimanche 19 juillet à 19h au Temple Neuf à Strasbourg
Best of Voix de Stras’
100% vocal, 100% féminin

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Un récital léger et virtuose, où cinq voix lyriques féminines s’unissent pour créer une palette de couleurs vocales uniques, avec un répertoire écrit sur mesure par Catherine Bolzinger, à partir des musiques qui tournent dans nos têtes : airs classiques, chansons de variété ou chansons traditionnelles.

Un concert pour lancer la recherche de fonds pour le projet de rénovation de l’ancienne colonie de vacances au Climont de l’association ABC-Climont en un lieu de rencontres, de formations, de recherches et de ressourcement, avec quatre axes majeurs dans la programmation : enjeux écologiques, expressions artistiques, pensées philosophiques et traditions spirituelles.