Notre histoire…

Impressions du Summerschool
6 au 10 juillet 2026, Climont, France

Farah, Garo, Jack, Julian, Kaja, Katya, Nathan et Rafi… Ils étudient l’économie, la littérature, la mécanique, la médecine, les sciences politiques et la théologie… et sont venus de France, d’Israël, de Norvège, du Liban, des Pays-Bas, de Norvège et d’Allemagne (Ukraine).

Les impressions de Garo du Summerschool :

« Mon expérience au sein du programme de la « Summer School » dans la région de Climont, en France, a été profondément enrichissante, inspirante et inoubliable. Le cadre lui-même faisait partie du cadeau : calme, verdoyant et merveilleusement serein, il nous a offert un espace paisible pour réfléchir, écouter, apprendre et partager. Entourée d’étudiants venus de différents pays d’Europe et du Moyen-Orient, j’ai eu le sentiment qu’il s’agissait de bien plus qu’un simple programme universitaire ; c’était une véritable rencontre humaine au-delà des cultures, des histoires et des appartenances religieuses. Le fait que l’ACO ait invité des étudiants du Moyen-Orient a rendu cette expérience encore plus spéciale, car cela a permis de créer un espace où les voix de notre région pouvaient être entendues et valorisées en dialogue avec les récits (ou narratifs) européens.

En tant qu’Arménien libanaise, originaire du Liban et membre de l’Église évangélique arménienne, j’ai partagé mon histoire personnelle avec gratitude et humilité. J’ai constaté que cette « Summer School » offrait à chacun d’entre nous la possibilité de s’exprimer à partir de son propre parcours, tout en apprenant des récits des autres. Ce qui m’a le plus marquée, c’est le respect sincère qui régnait entre les participants. Même lorsque nos histoires étaient différentes, et parfois marquées par la souffrance ou les conflits, nous nous écoutions attentivement et avec ouverture d’esprit. Cela a créé un climat de confiance qui nous a permis de commencer à tisser des liens de compréhension au-delà de nos différences.

Chaque journée du programme a abordé des thèmes importants, non seulement riches sur le plan intellectuel, mais aussi source de transformation personnelle. Le premier jour, intitulé « We are creatures of narrative » (Nous sommes des êtres façonnés par des récits), nous avons réfléchi à la manière dont les êtres humains se comprennent eux-mêmes et comprennent les autres à travers les récits. Cela m’a aidé à prendre conscience que le « narratif » n’est jamais neutre ; il façonne l’identité, la mémoire et même la façon dont nous interprétons les conflits.

* our talking stick Jean-Pierre gave us to listen to each others stories

La deuxième journée, intitulée « Parler de l’Europe : des récits de l’intérieur et de l’extérieur », a été particulièrement enrichissante car elle a ouvert un espace de réflexion sur l’Europe, non seulement en tant qu’entité géographique ou politique, mais aussi en tant qu’histoire humaine partagée, racontée sous de multiples angles. Cela a été important pour moi, en tant que personne originaire du Moyen-Orient, car cela m’a rappelé que l’Europe et le Moyen-Orient sont liés depuis longtemps par l’histoire, la religion, les migrations et les échanges culturels.

Un autre aspect marquant du programme a été l’accent mis sur la manière dont les récits peuvent servir soit à diviser, soit à apaiser. Les discussions nous ont aidés à comprendre que les récits peuvent devenir des outils d’exclusion, de propagande et de guerre, mais qu’ils peuvent également devenir des outils de vérité, de mémoire et de réconciliation. J’ai apprécié le fait que nous n’ayons pas seulement abordé les conflits en termes abstraits ; nous avons examiné comment la narration, le discours public et la mémoire historique peuvent façonner les sociétés. Ces conversations étaient particulièrement pertinentes dans le monde d’aujourd’hui, où les malentendus entre les gens s’aggravent souvent lorsqu’une partie refuse d’écouter le récit de l’autre.

La visite du château du Haut-Koenigsbourg a été l’un des moments les plus mémorables de « la Summer School ». Le château, qui domine le paysage, était à la fois magnifique et imposant. Il semblait porter en lui la mémoire de siècles de conflits, de restauration et de résilience. Savoir que ce château avait été le témoin de rivalités entre souverains, de périodes de destruction puis de restauration a donné à cette visite une signification plus profonde. Ce n’était pas seulement un site historique, mais aussi un symbole de la façon dont les lieux peuvent conserver la mémoire et dont l’histoire peut être préservée sans être glorifiée. En parcourant le château, j’ai eu le sentiment qu’il nous rappelait discrètement que même des murs solides ne peuvent empêcher les souffrances de la guerre, mais qu’ils peuvent par la suite devenir des lieux de réflexion et d’apprentissage.

Notre séjour dans la région de Strasbourg a également donné une dimension particulière à nos discussions sur la guerre et la réconciliation. Strasbourg est un lieu où les différentes couches de l’histoire européenne sont visibles, notamment en ce qui concerne les tensions et les conflits entre la France et l’Allemagne. Cela en a fait un cadre idéal pour aborder la manière dont les récits de guerre sont mémorisés, transmis et parfois surmontés. Strasbourg semblait incarner à elle-même la possibilité d’une réconciliation, car elle se trouve dans une région qui a connu la division mais qui est également devenue un symbole de coopération et d’unité. Pour moi, cela a été l’un des enseignements les plus marquants du programme : la réconciliation ne commence pas par l’effacement de l’histoire, mais par le fait de l’affronter honnêtement, puis de choisir de construire quelque chose de meilleur.

Ce qui a rendu ce programme si précieux, ce n’était pas seulement son contenu, mais aussi l’atmosphère dans laquelle il s’est déroulé. La beauté sereine de Climont, l’organisation soignée et le choix minutieux des intervenants ont créé un environnement propice à une réflexion sérieuse et naturelle. J’ai été particulièrement encouragée par la manière dont l’histoire de chaque personne était considérée comme digne d’attention. Dans un monde qui réduit souvent les gens à des étiquettes ou à des catégories politiques, cette « Summer School » m’a rappelé que chaque être humain porte en lui un récit qui mérite d’être entendu. Cette vérité simple mais profonde peut changer notre façon d’aborder l’éducation, le dialogue et la consolidation de la paix.

En repensant à cette expérience, je suis reconnaissante d’avoir eu l’occasion d’y participer. Je reviens de la « Summer School » avec une appréciation plus profonde du pouvoir du récit, une meilleure connaissance des histoires qui façonnent l’Europe et le Moyen-Orient, et la conviction renouvelée que la réconciliation est possible lorsque les gens s’écoutent avec honnêteté et empathie. Ce programme n’a pas seulement été un parcours éducatif ; ce fut aussi un parcours spirituel et humain. Il m’a montré que lorsque des personnes issues de différentes régions se réunissent dans le respect, la vérité et l’ouverture d’esprit, elles font bien plus qu’échanger des idées : elles commencent à construire la paix. »


Et quelques autres impressions :

C’est ici que je veux être. Je veux ek-sister, être debout dans le monde. Être dans la nature et dans la culture. Y grandir, apprendre et me transformer. Je veux tout saisir et tout comprendre, même si je ne le peux pas.

La semaine au Climont a été une semaine remplie de rencontres. Des rencontres de savoirs, de personnes, de cultures, de langues, de nourritures et d’opinions. La maison où nous avons séjourné était un lieu magnifique pour faciliter de telles rencontres, avec des vues époustouflantes et de belles étoiles la nuit. Dans ce cadre, nous avons eu de longues conversations sur les sujets lourds et sur les sujets légers. Nous avons partagé et travaillé sur nos propres histoires, et ensemble, nous avons créé une semaine et une nouvelle histoire à garder en mémoire. Farah

Je m’appelle Rafi. Je viens d’Israël et je suis Palestinien. L’école d’été a été une expérience incroyable pour moi. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire la connaissance de nouvelles personnes, à découvrir leurs origines et à entendre comment ils voient le monde. Il était fascinant de discuter des différents problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui et de débattre de sujets tels que la foi et la politique.

Je suis moi-même aujourd’hui, hier et demain.

Je suis un amas de complexités jeté dans une rivière privée d’eau, et pourtant je m’écoule sur le chemin de la rivière comme si elle était remplie.

L’esprit humain est le principal moteur du changement ; lorsque l’homme cesse de changer, son esprit meurt et il devient une ombre.

Pourtant, à l’ombre des jasmins, je me cache, hésitant sur le prochain pas.

Je me tiens dans les années où les décisions sont prises, où les chemins sont choisis. Je suis là où règne normalement le chaos et où il faut dégager une voie. Je suis comme un homme debout devant un précipice, mais, devant moi, je vois l’autre rive. Le chemin est clair ; c’est la lumière au bout du tunnel.

Une lumière tantôt vive, tantôt pâle, mais néanmoins toujours là. Cette lumière est mon but, mon objectif : la règle qui guide mon avenir et crée mon présent. Cette lumière, cette règle, est l’idée fondamentale de dédier ma force, mon intelligence et mes capacités à la communauté dans son ensemble : servir le bien commun. Lorsqu’un objectif vous donne un but, rien ne peut lui faire obstacle. Nathan

Cette école d’été a été l’une des expériences les plus marquantes que j’aie jamais vécues. Je suis véritablement reconnaissante d’avoir fait partie de la communauté ABC-Climont.

Les discussions ont été inspirantes, et l’ambiance ouverte a permis à chacun de partager librement ses pensées et ses sentiments. Rencontrer des personnes aux perspectives différentes a élargi mes horizons, tandis que le fait de partager mon propre récit a rendu l’expérience encore plus significative. J’ai également noué d’excellentes amitiés, acquis des connaissances précieuses et apprécié la qualité de l’organisation.

Je me souviendrai toujours de mon temps à Climont avec gratitude. Ce fut bien plus qu’une école d’été : un lieu d’apprentissage, de connexion et d’inspiration que je recommande vivement à tous. Katya

Ce Summerschool me rappelle l’essentiel: le respect et l’ouverture envers les histoires des autres. Kaja

Je suis entouré de nombreuses personnes bienveillantes et très différentes de moi, et je souhaite en rencontrer davantage… Que Dieu vous bénisse. Rafi

Je suis assise dans le cercle et j’écoute les voix : russe, arabe, arménien, néerlandais, français, anglais, norvégien… Des voix se mélangent, des gens s’écoutent, des visages s’illuminent, des frontières se franchissent, l’ouverture d’un espace où l’on peut prendre une pause, être invité à sortir, à quitter notre bulle quotidienne pour être touché, connecté aux histoires des autres : sentir l’énergie émerger, quelque chose qui cherche, qui résiste, qui perce, quelque chose qui se produit. La beauté et la puissance des humains. Ils nous font avancer. Nous ne sommes pas seuls. Elevés. Nous pouvons nous lever, prendre la parole et raconter notre histoire. Alexandra

Our story …

Summerschool impressions
July 6 – 10, 2026, Le Climont, France

Farah, Garo, Jack, Julian, Kaja, Katya, Nathan and Rafi… They study economics, litterature, mechanical engineering, medecine, politics, theology… and come from France, Israël, Norway, Lebanon, the Netherlands, Norway and Germany (Ukrain).

Garo’s impressions of the Summerschool :

« My experience in the summer school program in the Climont region of France was deeply meaningful, inspiring, and unforgettable. The setting itself was part of the gift: calm, green, and beautifully quiet, it gave us a peaceful space to think, listen, learn, and share. Surrounded by students from different countries in Europe and the Middle East, I felt that this was more than just an academic program; it was a real human encounter across cultures, histories, and faith backgrounds. The fact that the students from the Middle East were invited by ACO made the experience even more special, because it created a space where voices from our region could be heard and valued in dialogue with European narratives.

As a Lebanese Armenian from Lebanon, and a member of the Armenian Evangelical Church, I carried my own story into this program with gratitude and humility. I found that the summer school made room for each of us to speak from our own background while also learning from the stories of others. What stood out to me most was the sincere respect among the participants. Even when our histories were different, and sometimes marked by pain or conflict, we listened to each other carefully and with openness. This created a spirit of trust that allowed us to begin building understanding across differences.

Each day of the program brought important topics that were not only intellectually rich but also personally transformative.

On the first day, “We Are Creatures of Narrative,” we reflected on the way human beings understand themselves and others through stories. This helped me realize that narrative is never neutral; it shapes identity, memory, and even how we interpret conflict.

* our talking stick Jean-Pierre gave us to listen to each others stories

The second day, “Talking About Europe: Stories from the Inside and the Outside,” was especially meaningful because it opened space to think about Europe not only as geography or politics, but as a shared human story told from multiple perspectives. This was important for me as someone coming from the Middle East, because it reminded me that Europe and the Middle East have long been connected through history, religion, migration, and cultural exchange.

Another powerful part of the program was the focus on how stories can be used to either divide or heal. The discussions helped us see that narratives can become tools of exclusion, propaganda, and war, but they can also become tools of truth, memory, and reconciliation. I appreciated that we did not only talk about conflict in abstract terms; we examined how storytelling, public speech, and historical memory can shape societies. These conversations were especially relevant in our world today, where misunderstandings between people often grows when one side refuses to hear the story of the other.

The visit to Château du Haut-Koenigsbourg was one of the most memorable moments of the summer school. The castle, standing high above the landscape, was both beautiful and powerful. It seemed to carry the memory of centuries of conflict, restoration, and resilience. Knowing that the castle has witnessed rivalries between rulers, periods of destruction, and later restoration gave the visit a deeper meaning. It was not only a historical site, but also a symbol of how places can hold memory and how history can be preserved without being glorified. Walking through the castle, I felt that it quietly reminded us that even strong walls cannot prevent the suffering of war, but they can later become places of reflection and learning.

The time in the Strasbourg region also gave special depth to our discussions about war and reconciliation. Strasbourg is a place where the layers of European history are visible, especially in relation to the tensions and conflicts between France and Germany. This made it a powerful setting for talking about how narratives of war are remembered, inherited, and sometimes healed. Strasbourg itself seemed to embody the possibility of reconciliation, because it stands in a region that has known division but has also become a symbol of cooperation and unity. For me, this was one of the strongest lessons of the program: reconciliation does not begin by erasing history, but by facing it honestly and then choosing to build something better.

What made the program so valuable was not only the content, but the atmosphere in which it was offered. The calm beauty of Climont, the thoughtful organization, and the careful choice of speakers created an environment where serious reflection could happen naturally. I was especially encouraged by the way each person’s story was treated as worthy of attention. In a world that often reduces people to labels or political categories, this summer school reminded me that every human being carries a narrative that deserves to be heard. That simple but profound truth can change the way we approach education, dialogue, and peacebuilding.

As I look back on this experience, I feel thankful for the opportunity to participate. I return from the summer school with a deeper appreciation for the power of narrative, a greater awareness of the histories that shape Europe and the Middle East, and a renewed conviction that reconciliation is possible when people listen with honesty and empathy. This program was not only an educational journey; it was also a spiritual and human one. It showed me that when people from different regions come together in respect, truth, and openness, they do more than exchange ideas and begin to build peace. »


And some other impressions :

Now is where I want to be. I want to ek-sist, to stand in the world. Be in nature and culture. To grow there, learn and transform. I want to grasp and understand everything even though I can’t.

The week in Climont was a week full of meetings. Meetings of knowledge, people, culture, languages, food, and opinions. The house we stayed in was a beautiful place to facilitate such meetings, with amazing views and beautiful stars at night. In such a scene, we held long conversations about the heavy things and also the light things. We shared and worked on our own stories, and together, we created a week and a new story to remember. Farah

My name is Rafi. I come from Israel, and I am Palestinian. The summer school was an amazing experience for me. I had so much fun getting to know new people, learning where they come from, and hearing how they see the world. It was fascinating to discuss the different problems facing the world today and to debate topics such as faith and politics.

I, today, yesterday, and tomorrow am myself.

I am a clump of complexities thrown in a river rid of water, yet I flow through the path of the river as though its filled.

The human spirit is the primary driver for change, when man stops changing his spirit dies and he becomes a shadow.

Yet, in the shadow of the jasmines I hide, hesitating the next step.

However, the cold winds of the desert force me forward even if I am walking on my knees.

And in the end of the desert, the goddess of the face of morningness looks at me, and when I look in its direction I notice that this goddess is none but my reflection in the river rid of water.

I stand in the years when decisions are taken, where paths are chosen. I am in the place where normally chaos reigns and where you have to clear a path. I am like a man, standing in front of an abyss, but, in front of me, I see the other side. The path is clear; it is the light at the end of the tunnel.

A light sometimes bright, sometimes fading, but nonetheless always there. This light is my goal, my objective: the rule guiding my future and creating my present. This light, this rule, is the fundamental idea of dedicating my strength, intelligence, and capabilities to the community as a whole: to serve the greater good. When an objective gives you purpose, nothing can stand in its way.  Nathan

This summer school was one of the most memorable experiences I have ever had. I am truly grateful to have been part of the ABC-Climont community.

The discussions were inspiring, and the open atmosphere allowed everyone to share their thoughts and feelings freely. Meeting people with different perspectives broadened my horizons, while sharing my own story made the experience even more meaningful. I also made wonderful friends, gained valuable knowledge, and appreciated how well everything was organized.

I will always remember my time at Climont with gratitude. It was much more than a summer school—it was a place of learning, connection, and inspiration that I would highly recommend to anyone. Katya

This summerschool remindend me of what matters most: namely respect and openness for other peoples’s stories. Kaja

I am surrounded by many kind and vastly different people than me and I wish to meet more,… god bless you. Rafi

I’m sitting in a circle and listen to the voices: russian, arabic, armenian, dutch, french, english, norvegian… Voices mixing, people listening, faces lightning, passing borders, opening up a space where we can have a break, invited to go out, leave our daily bubble and be touched, connected to the stories of others : feel the energy emerging, something is searching, resisting, breaking through, someting is happening. The beauty and power of humans. They make us going. We’re not alone. Lifted up. We can stand up and be able to speak and tell the story. Alexandra

Quand Oberlin croise Hildegard de Bingen…

Jeudi 16 juillet : balade spirituelle avec Guy Drommer
19h : départ devant le Temple du Climont
Un repas tiré du sac au Promontoire terminera notre balade

En cas de pluie, on profitera de la fraicheur bienvenue des gouttes d’eau avant de se mettre au sec au Promontoire, 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis – Le Climont.

Pendant ses 59 années de ministère, J.F. Oberlin (1740 – 1826) est à la fois pasteur, pédagogue, botaniste et défenseur des Droits de l’Homme.

2026 marque les 200 ans de sa disparition, le 1er juin 1826.

En mémoire de son œuvre, l’association du musée Oberlin, la communauté de communes de la vallée de la Bruche et les paroisses protestantes de la Vallée de la Bruche nous invitent à prendre part aux évènements proposés tout au long de l’année.

Pour le programme des balades spirituelles de 2026, Guy Drommer propose à chaque fois des rencontres entre Jean-Frédéric Oberlin et un autre personnage.

Ce jeudi, Guy Drommer fera dialoguer Oberlin et Hildegard de Bingen (1098 – 1179).

Cette femme du Moyen Âge était à la fois abbesse, mystique, visionnaire, illustratrice, compo-sitrice et poétesse. Elle se trouve aussi au début de la médecine et était grande connaisseur des plantes.

Le autres rendez-vous des Balades Spirituelles :

Les Voix de Stras’

chantent pour ABC-Climont !

Concert dimanche 19 juillet à 19h au Temple Neuf à Strasbourg
Best of Voix de Stras’
100% vocal, 100% féminin

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Un récital léger et virtuose, où cinq voix lyriques féminines s’unissent pour créer une palette de couleurs vocales uniques, avec un répertoire écrit sur mesure par Catherine Bolzinger, à partir des musiques qui tournent dans nos têtes : airs classiques, chansons de variété ou chansons traditionnelles.

Un concert pour lancer la recherche de fonds pour le projet de rénovation de l’ancienne colonie de vacances au Climont de l’association ABC-Climont en un lieu de rencontres, de formations, de recherches et de ressourcement, avec quatre axes majeurs dans la programmation : enjeux écologiques, expressions artistiques, pensées philosophiques et traditions spirituelles.

Stage de céramique

ça me dépasse…
L’argile, les mains, le feu… , tout un langage
Du vendredi 14 août 17h au jeudi 20 Août 14h au Climont

Cet été, s’offrir un temps avec l’argile, c’est s’immerger à la fois dans la matière, dans le mouvement et dans l’énergie, c’est faire alliance avec son corps, son mental et la nature.

Avec Hélène Gisserot, céramiste.

Depuis plus de 20 ans elle s’aventure dans la céramique. Elle a fait le choix de l’argile, matière à dire, matière à créer, sensorielle et malléable, matière métamorphosée par le feu !

Vous dites « Europe? »

L’Europe est un exemple emblématique de storytelling. Que voulons-nous dire lorsque nous parlons de l’Europe ? Géographiquement ? Politiquement ? L’Europe a-t-elle une âme, ou ne compte-t-elle que sur sa valeur économique ? L’Europe est-elle une forteresse ou un lieu d’hospitalité et de coopération avec ceux qui se retrouvent hors de ses frontières ? Quelle histoire souhaitons-nous raconter ? Comment nos histoires sur l’Europe créent des conflits ou justement de la cohésion?

Nous en parlons avec Jean-Pierre Michel. Cet ancien directeur des ressources humaines à la Direction générale du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne à Bruxelles a fait de l’Europe la passion de sa vie.

Aujourd’hui, il est très inquiet de la manière dont le projet Européen est remis en question. Où trouver la volonté commune et politique pour le faire (sur)vivre?

Le 4 juin, il était notre invité dans l’émission Polychrome, le programme interreligieux pour tisser du lien sur RCF Alsace.

Jean-Pierre Michel sera un des intervenants lors du Summerschool sur le thème :

Récits en guerre : Comment les narratifs créent conflits et cohésion
6 – 10 juillet 2026 | Le Climont, France

Nous accueillerons des jeunes adultes entre 18 et 25 ans. Les participants de cette année viendront de Norvège, de France, des Pays-Bas, d’Israël et du Liban.

Il y a encore quelques places !

A vos agendas!

L’Assemblée Générale d’ABC-Climont : vendredi 3 juillet à 19h au Climont

Pour ceux et celles qui sont intéressés de découvrir les lieux et le projet de rénovation, une présentation est prévu à 18h.

Lors de l’Assemblée Générale, des bonnes petites choses locales seront proposées pour réjouir nos papilles !

Afin de faciliter votre venue, nous organisons le co-voiturage.

Des minibus partiront du Temple -Neuf à Strasbourg à 17h30.

Il est possible de rester pour la nuit.

Infos pratiques :

Lieu : Le Promontoire – 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis – Le Climont

Renseignements : Alexandra Breukink, contact@abc-climont.eu, 06 35 35 77 52

Cotisation 2026 : à payer sur place ou directement en ligne :

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Merci pour votre réponse. ✨

Inscription :

Au plaisir de vous retrouver au Climont!

C’est ensemble que nous construisons ce projet pour cultiver l’Art de la Rencontre !

Au nom de toute l’équipe d’ABC!

* Merci à Monique Heitzler pour les photos!

Préparez-vous à la danse !

Samedi 6 juin au Climont : de la musique en continue !
Entrée libre – chapeaux
Tartes flambées à 6 € – Buvette

En cas de pluie, vous seriez à l’abri sous tentes et tonelles

17h – 20h30 Petit bal folk

Animé par le groupe Bis Bal’d: un groupe de 4 amis musiciens qui se sont rassemblés autour d’une passion commune pour la musique & la danse folk dans un esprit de convivialité !

20h30 Concert

Le large à la campagne

Concert de Juliette Taffin : Son piano et sa voix pour cheminer en long et en large, sa trompette pour tracer des traverses, Juliette Taffin navigue à vue, dans le vert.

22h Soirée dansante

Voyage au cœur du Blues jusqu’à tard le soir

C’est à un voyage musical que nous invite Chakir’s, sur les traces des artistes qui ont bercé son enfance. Première halte, le blues d’Armstrong ou de Ray Charles, et leurs hymnes vibrants.

On prend le prochain train, destination la soul. Servis par les mélodies enjouées de Marine NUSS au saxophone, Nello DRONNE à la contrebasse et Maxime EPP à la batterie, les arrangements de Chakir donnent à réentendre les trésors d’Otis Redding ou de Bill Withers.

Démocratie et silence

Réflexions après les échanges du Grand Pique-Nique du Vivre Ensemble du lundi 25 mai au Climont

Frédérique Neau-Dufour, historienne et autrice

Ce n’est pas anodin de nous retrouver ici sur une montagne, au Climont, pour parler de la démocratie. La montagne nous place au-dessus des rumeurs, au-dessus de la mêlée. Elle est aussi, comme notre monde, un lieu de la dualité. Elle fait peur – « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie », disait Pascal – autant qu’elle est aussi un lieu de l’émerveillement, comme l’ont éprouvé ceux qui ont participé aux randonnées ce matin.

Ce double visage de la montagne nous montre que chaque réalité est composite et exige d’être longtemps décortiquée. Le silence, lui-même, porte une forte polysémie. Il est lié à l’humain dans son intimité (le silence d’une chambre, le silence du sommeil), dans sa souffrance (le silence exigé aux abords d’un hôpital), mais aussi dans sa foi. Les Chartreux, ainsi, ont fait vœu de silence. Et une cathédrale, écrit Max Picard, est « un silence incrusté dans la pierre ».  Rien n’est plus humain que le silence, point zéro où commence le langage.

Aujourd’hui, en croisant l’un avec l’autre le silence et la démocratie, nous avons fait une expérience féconde. Le silence, avons-nous découvert, est ce qui permet d’écouter. Ainsi, pour résonner, le tambour tibétain a besoin après chaque coup d’un espace de silence. La démocratie, système où la parole est engageante, a elle aussi besoin de silence, d’introspection, d’écoute pour prospérer. Le fermier Nicolas nous a parlé du calme et de la patience des Mennonites. Combien ces vertus sont difficiles à développer dans un monde cacophonique, où le brouhaha est incessant !  Les réseaux sociaux donnent l’illusion de démocratiser la parole publique, en laissant chacun s’exprimer en étant l’expert de sa propre cause (chacun fut virologue pendant l’épidémie de Covid). Mais ils ne créent en aucun cas un espace public où débattre. Chacun parle, personne n’écoute.

Les ateliers qui se sont déroulés tout au long de cette journée ont permis, au contraire, de créer un lieu d’échange, où chacun a pu devenir le réceptacle de la parole de l’autre. Sans commenter, sans juger.

Une des leçons de cette journée est que la démocratie est toujours un processus en mouvement et qu’elle exige une éducation. Au XIXe siècle, le silence était enseigné aux élèves, rappelle l’historien Alain Corbin qui a consacré un livre au silence. A table, en classe, en présence des adultes, les enfants devaient aussi se taire. Ce silence contraint n’est pas celui qui permet de grandir en conscience. L’éducation démocratique, dont il a été question dans deux ateliers, consiste au contraire à redonner à l’enfant voix au chapitre dans la construction de son éducation.

Beaucoup de participants ont souligné, lors des discussions, que les grandes théories en matière de démocratie sont connues, dites et redites. Elles sont moins nécessaires que les actes, y compris les petits actes, quand ils participent à faire évoluer la réalité.

La démocratie, enfin, ne peut jamais être une certitude, à moins de se perdre elle-même. Elle hésite et fait erreur, chemine en hésitant. Emmanuel Kant, cela a été dit, présentait l’homme comme un bois tordu. L’imperfection est une composante de la démocratie, et se compense avec l’empathie.

Cependant, face à cette humilité qui est le propre aux vrais démocrates, une vraie question se pose : que faire face aux adversaires de la démocratie, face aux idées illibérales, face  aux régimes autoritaires ? Que peuvent le calme et la patience face aux idées extrêmes ? Que peuvent les sciences humaines face à ceux qui nient la complexité du monde au profit d’une approche binaire (peuple/élite, français/étrangers) ? Doit-on systématiquement tendre l’autre joue quand nous prenons une gifle ?

Plusieurs réponses ont été apportées aujourd’hui. La première consiste à agir à l’échelle locale, comme cette agricultrice qui élève ses bêtes dans la vallée, qui les connaît et les aime, et qui fait acte citoyen en participant au dynamisme économique et démographique de la vallée. Une seconde piste, avancée par Pierre, est de considérer la communauté locale comme un lieu d’innovation et de discernement.

Ensemble, tout au long de cette journée, nous avons fait l’expérience de cette disponibilité d’esprit qui nait du silence et de l’écoute. Un espace s’est créé, porté par les chants et par la lumière qui baigne la montagne, un espace terrestre qui s’ouvre vers le ciel, un espace inspiré.

Tous nos voyages!

Fête du Climont
Le samedi 6 juin & le dimanche 7 juin 2026

Pas besoin de s’inscrire,

Juste pour :

  • le voyage culinaire samedi matin
  • le repas de dimanche midi

En cas de pluie, vous êtes sous tente!

Au plaisir de voyager ensemble!