Femmes, musiques et livres sacrés

Le samedi 12 et dimanche 13 octobre 2024 au Climont

Avec son court-métrage, l’artiste vidéaste Winniefred Sharp nous offre son regard sur le week-end « Femmes, Musiques & Livres sacrés » du 12 & 13 octobre 2024 au Climont en partenariat avec le festival Les sacrées journées. Un bel hommage à toutes les musiques et partages de ce week-end :

ABC-Climont propose en partenariat avec le festival Sacrées Journées de Strasbourg un week-end de rencontre interreligieuse « Femmes, musique et livres sacrés » le samedi 12 octobre et 13 octobre 2024 avec un concert à 20h au Temple du Climont.

Lieu: Le Promontoire – 6 Route des Crêtes, 67220 Urbeis (Le Climont) & Le Temple du Climont

La 12ième édition des Sacrées Journées de Strasbourg – Festival des Musiques Sacrées du Monde aura lieu du 14 au 20 octobre 2024 et fera le lien avec Strasbourg, capitale mondiale du livre.

Radio:
Samedi 12 octobre
  • 15h Tableaux ( sonores ) : ateliers d’écriture & atelier de dessin et de collage

Atelier d’écriture, ateliers de dessin et de collage à partir de textes et musiques sacrés en vue de l’exposition au Temple du Climont lors du concert du dimanche soir et pour laisser une trace de nos rencontres. *

Entrée libre – plateau

Avec:

* Collage « Interprétation de Kassia et les femmes » de la papétiste J.C. Gandemer en hommage de Kassia.

 J.C. Gandemer, artiste, plasticienne et papétiste, qui a fait du papier son matériau principal inspiré par le potentiel de cette matière. Elle réalise des sculptures de papier mâché, des collages et des illustrations à la feuille d’or. Son inspiration lui vient de l’Alsace, ses paysages, les maisons à colombages et Strasbourg, ville de son cœur, avec sa cathédrale. Puis, il y a les femmes. Elle représente leurs interactions, leurs luttes, leurs aspirations. Par elles, elle questionne la société, la religion et le genre.

Saïda Kasmi est née à Mulhouse en 1977, alors qu’elle est encore distributrice pour le cinéma, formée à la Sorbonne/INA et à l’EHESS, elle décide en 2020 de développer une pratique artistique à mi-chemin entre le dessin et l’écriture. Elle pose les bases de son travail sur l’ensemble des procédés de création et d’expression utilisant toutes les forces psychiques (écriture automatique, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison. Une pratique en lutte contre les images et paroles reçues. Une pratique en quêtes d’images et paroles spectrales.

Autodidacte, Saïda Kasmi place sa vie et ses idées personnelles au cœur de son art, livrant une œuvre engagée et résolument féministe.

Winniefred Sharp, artiste vidéaste et textile au parcours multidimensionnel, Winniefred se fait rencontrer la caméra et l’aiguille, la pellicule et le fil.

 •    19h Festin interreligieux et interconvictionnel ! Chacun.e est invité.e à apporter sa spécialité culinaire pour faire un grand buffet

Il est possible de passer la nuit au Climont

Dimanche 13 octobre
  • 9h30 Accueil
  • En guise d’ouverture – trois voix de femmes avec Lilia Bensedrine, la directrice du festival Sacrées Journées et voix musulmane, Isabelle Marx, directrice artistique de Courant d’Art et voix juive, Alexandra Breukink, chargée de mission d’ABC-Climont, pasteure et voix chrétienne
  • Rencontre avec Kassia, la première femme compositrice dans l’histoire du christianisme :

Beat Föllmi, J.C. Gandemer et Ludivine Amann nous font écouter la musique et lire les textes de Kassia (vers 810-vers 867) une compositrice et hymnographe byzantine. Kassia était abbesse au sein d’un monastère sous le règne de Théophile. À côté de près de 800 poésies, épigrammes, et maximes, Kassia a laissé une cinquantaine de pièces musicales liturgiques, qui sont toujours encore utilisées dans la liturgie byzantine. Ses textes proposent une lecture de la Bible à contre-courant de son époque. Là où ses contemporains voient la femme à l’origine du mal dans le monde, Kassia la remet à l’honneur.

Beat Föllmi est professeur de musique sacrée et d’hymnologie à la Faculté de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg.

J.C. Gandemer et Ludivine Amann font parties de l’Ensemble vocal Volta et interprèteront des pièces liturgiques de Kassia

  • 12h Temps de cuisine interreligieuse
  • 14h Les Nigunim, des chants sans paroles pour que tout soit dit
    Atelier de chant avec Isabelle Marx, accompagné par Richard Doust au piano

Un nigun est une mélodie spirituelle souvent sans paroles, associée au judaïsme hassidique.

« Quand j’étais enfant, nous chantions à toutes les fêtes que nous célébrions en famille ou à la synagogue. Encore aujourd’hui, le chant est intimement lié à ma pratique religieuse et à ma vie de tous les jours. Chanter ces mélodies, ces nigunim, c’est pour moi une manière de m’imprégner du passé, de me l’approprier, de le vivre, de le transformer, de le questionner, de le réinterpréter en étant qui je suis aujourd’hui, et de le transmettre à mon tour aux générations suivantes. C’est aussi un moyen de me mettre en lien avec moi-même et avec les autres de cœur à cœur, d’âme à âme. De me connecter à ce qu’il y a de beau en chacun de nous, de tisser des fils de lumière qui nous relient les uns aux autres et qui nous permettront de coudre ensemble nos petits bouts d’histoires et de recréer ensemble le patchwork du monde de demain. »

Isabelle Marx est spécialiste de la voix chantée et de la voix parlée. Elle est chanteuse, comédienne et coach vocale et elle se produit aussi bien en concert que dans des spectacles de théâtre ou de déambulations vocales qu’elle crée pour la plus part d’entre eux. C’est en 1996, qu’Isabelle démarre un travail d’expérimentation et de recherche sur les différentes techniques vocales de par le monde et collabore avec des professeurs dans les différentes spécialités que peuvent être le Théâtre Roy Hart, Feldenkraïs, le chant lyrique, l’ethno-musicologie et la méthode Estill. En 1999 elle fonde sa propre compagnie, Courant d’Art, dont la vocation est le rapprochement des cultures à travers des projets artistiques et culturels.

  • 16h Pause
  • 16h30 « Dzzougui » Chant de contestation – chant inspiration

Chant et échange collectif avec Noufissa Kabbou et Rita Stirn, qui nous font entrer au cœur de la vie des femmes au Maroc

Noufissa KABBOU nous fera la présentation d’un chant ancestral nommé « Dzzougui », de sa région natale Sililmassa, la porte du désert du Sahara du sud-est du Maroc . Ce chant contestataire qui évoque la condition des femmes va puiser dans le texte sacré du coran pour démontrer le traitement fait aux femmes afin de rétablir une justice. Par ailleurs, ce chant appelle à l’émancipation, il est le porteur d’un message d’amour, de paix et de bonté humaine.

Noufissa Kabbou dépeint le portrait de femmes marocaines significatives dans son parcours personnel. Parmi elles figurent sa mère, ses sœurs, ses amies, toutes ayant laissé une empreinte de l’enfance à l’âge adulte. Leur singularité et leurs histoires résonnent universellement, abordant la condition féminine et les défis auxquels les femmes font face au Maghreb et au-delà.

Rita Stirn est l’auteure du livre « Les musiciennes du Maroc ». Série de portraits choisis en texte et en image, exclusivement de femmes musiciennes, interprètes et compositrices du Maroc pour donner une plus grande visibilité à ces artistes.

Ismet Altun accompagnera Noufissa Kabbou au saz.

Avec son instrument, il exprime l’amour dans le chant mystique d’Anatolie.

  • 19h Goûter aux délices interreligieuses

Nhât Nam Lê, artiste polyvalent nous accompagnera tout au long du concert. Il a participé à des créations de cirque diverses et variées, dans tous types d’environnements. Du cirque contemporain sur d’improbables structures à des créations in situ, dans une grotte sur une plage tropicale ou sur les toits d’une cathédrale ou du Palais Royal. A travers ses expériences et rencontres, il a toujours cherché à se former et avancer. Ses compétences font de lui le référent technique de la compagnie l’Oubliée.

Concert : Femmes, musiques et livres sacrés
20h au Temple du Climont

Avec la musique de Kassia, interprétée par J.C. Gandemer et Ludivine Amann, les Nugunim, interprétés par Isabelle Marx et les Dzzougui, interprétés par Noufissa Kabbou et Ismet Altun au saz.

Tout au long du concert, l’artiste Nhât Nam Lê tissera des liens de fraternité et de sororité avec ces voix venues d’horizons divers.

Des œuvres originaux de J.C. Gandemer et Saïda Kasmi faits à l’occasion de ce concert seront exposés au Temple.

Entrée libre – chapeau

Un verre d’amitié permettra de continuer les échanges et de rencontrer les artistes

Infos pratiques

Lieu : Le Promontoire, 6 route des Crêtes, 67220 Urbeis (Le Climont)

Lieu du concert : Temple du Climont : entrée libre – chapeau

Toutes les ateliers et repas sont accessibles gratuitement. Une participation sera la bienvenue pour soutenir le week-end.

Composez votre programme. Il est possible de venir juste le temps d’un atelier, d’un repas ou du concert.

Vous pouvez également passer la nuit au Climont : Prix pour une nuitée et petit déjeuner 35€ avec draps et serviette

Les participants sont invités à apporter leur spécialités culinaires!

Contact : Alexandra Breukink au 06 35 35 77 52, contact@abc-climont.eu

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