Résidence d’écriture du 18 au 25 juillet

Deux ans après le décès de leur père, Sarah (comédienne) et Rachel (sociologue) ont entamé une correspondance interdisciplinaire, poétique et symbolique. Celle-ci s’effectue à petits pas, au cœur de leur sororie.
Leur volonté est d’aboutir à un propos – singulier et/ou commun – en tout cas, partageable, dans ses formes et sa structure (objet de la résidence), portant notamment sur la façon dont le lien adelphique est une ressource particulière et précieuse pour traverser les épreuves de la vie.
Plus précisément, l’exploration portera ici sur les emboîtements traumatiques, la façon dont ils (re)surgissent dans nos vies, dont ils persistent aussi à nous assigner à des douleurs, des dénis, des oublis, des cauchemars, des conflits… Car si la sororie est un lieu merveilleux pour convoquer et recevoir le soin, elle est aussi possiblement le lieu de l’amplification traumatique, à tout le moins quand des expériences ont été partagées.
Alors que l’écriture et la mise en forme artistique proposent des portes de sortie, qu’en est-il exactement du chemin ici emprunté, ensemble ? Pour soigner quoi ? Soigner qui ? Comment ?