Le samedi 4 et dimanche 5 octobre 2025
ABC-Climont a proposé dans le off des Sacrées Journées, festival de musique sacrée de Strasbourg, un week-end de rencontres, chants et musiques…
Dans le petit temple du Climont la musique nous a donné souffle, mis en cercle, ouvert à la lumière, faisant le tour de la terre. Face aux fractures du monde, la musique sacrée unit sans uniformiser. Elle éclaire sans dominer. Elle nous appelle à oser la fraternité. Non seulement entre humains, mais avec toutes les créatures !

Le samedi 4 octobre, Beat Föllmi, professeur de musique sacrée et d’hymnologie à la Faculté de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg a commencé en présentant la vie de François d’Assise et celle de Milarépa, sage bouddhiste qui invitent, tous deux à célébrer la terre.


Le musicologue a choisi deux versions du Cantique des créatures de François d’Assise et Le chant des labeurs de la terre, un poème mystique bouddhiste de Milarépa, qu’il a mis en musique et dont l’interprétation a été confiée à un quartet de jeunes femmes. Bettina Föllmi a présenté un thangka représentant Milarepa et expliqué les processus de fabrication de ces pièces de tissus ainsi que des explications sur des concepts bouddhistes.
Le lendemain, Yoav Rossano, directeur du patrimoine et Culture au Consistoire Israélite du Bas-Rhin a animé un atelier autour des récits bibliques de Genèse 1 et 2 et Madeleine Zeller, une analyse, du tableau Le Paradis de Marc Chagall.




L’après-midi a été consacré aux répétitions du concert.
Agnès Keller, cheffe de chœur a relevé le gant en dirigeant une chorale éphémère dont elle ne connaissait pas à l’avance le nombre de participants ni leur tessiture.
A 18 h, La violoniste et chanteuse Emma Errera et le guitariste Clément Dague ont ouvert le récital avec brio. Des chants sépharades, ashkénazes ou hassidiques autour de la genèse, tantôt mélancoliques, tantôt joyeux, ont résonné dans le petit temple du Climont pendant une demi-heure.


La chorale improvisée a interprété 4 chansons autour du thème de la terre, accompagnée par Nello Dronne au clavier et Michel Seyer aux percussions leur conférant une atmosphère chamanique.
Ludivine Amann, J.C. Gandemer, Angela Nayar, Louna Tournier – – Petitcolas, également accompagnées par Nello Dronne au piano, ont clos le concert avec l’interprétation du poème Le chant des labeurs de la terre de Milarepa et le Cantique des Créatures de François d’Assise. Le choix des mélodies a conféré un air de modernité à ces textes anciens. Une des chanteuses s’est même essayé à la beatbox avec succès et le public a repris Laudate Si avec joie !


































































