Pour célébrer son 150ième anniversaire de sa naissance. Le 4 septembre, c’est également le jour de son décès il y a 60 ans.

L'Art de la rencontre
Pour célébrer son 150ième anniversaire de sa naissance. Le 4 septembre, c’est également le jour de son décès il y a 60 ans.

Du 7 au 11 juillet 2025, un groupe de jeunes adultes venus d’horizons très différents se sont retrouvés au Climont pour parler d’espoir.
Ulysse Gounelle, co-organisateur du Summerschool, nous donne un retour de cette semaine exceptionnelle.
Pour les témoignages des autres jeunes, voir ci-dessous.

» Cette rencontre avait pour but de créer un espace d’échange sur un sujet qui nous rassemble tous : comment conserver de l’espoir quand le monde tremble sur ses fondations ? Difficultés démocratiques, changement climatique et intelligence artificielle ont été les trois thèmes qui ont rythmé les débats entre les participants. Le fil rouge de ces interventions et discussions était non seulement l’espoir mais aussi l’espérance. Ce terme intraduisible, spirituel, nous a permis de poser la question de l’apport des religions et des convictions personnelles dans les processus démocratiques, la protection de l’environnement et le développement du monde numérique.
Le groupe a rassemblé 14 personnes de nombreuses nationalités : française, libanaise, britannique, palestinienne, néerlandaise, afghane, suisse. Les confessions des participants étaient toutes aussi diverses : chrétiens, juifs, musulmans et athées ont pu paisiblement échanger autour de la table.

La semaine a débuté par une intervention autour de la distinction entre espoir et espérance chez le théologien protestant Jacques Ellul par le philosophe Frédéric Rognon.
Une fois les bases établies, nous avons pu entrer dans le vif du sujet en parlant de l’apport des religions dans les démocraties, en Europe comme au Moyen-Orient, avec Lilia Bensedrine Thabet, co-présidente du comité pour le Dialogue interreligieux et interconvictionnel au sein du Conseil de l’Europe et Mathieu Busch, le directeur de l’Action Chrétienne en Orient (ACO)*.



Le groupe s’est ensuite rendu à Strasbourg pour une journée de visites multiconfessionnelles sur le thème de l’écologie : nous avons été accueillis par la paroisse protestante de Graffenstaden,

la Grande Mosquée de Strasbourg et la communauté juive libérale du centre de Strasbourg.
Martin Kopp et Hala Bounaidja-Rachedi, deux représentants de Greenfaith nous ont expliqué comment leur foi nourrissait leur militantisme face au dérèglement climatique.





Après cette journée chargée, nous avons abordé les thèmes de la technologie et de l’intelligence artificielle. Pour cela, nous avons échangé par visio-conférence avec Louise Morel, députée du Bas-Rhin, et son travail à l’Assemblée Nationale pour la régulation de l’IA.

Puis nous avons débattu avec Cédric Bischetti et Adrien Delaunay, deux entrepreneurs spécialistes de l’intelligence artificielle.
La journée s’est ensuite terminée par une visite du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, un lieu où la technologie a justement été employée pour déshumaniser et persécuter.



La semaine s’est close sur une réflexion autour des ressources d’espoir et d’action pour agir, chacun à notre échelle, pour un monde meilleur, pour travailler à la paix, et résister à tous les mouvements qui cherchent à déshumaniser des personnes.


Et puis, ce dernier jour, nous avons appris l’incroyable nouvelle que Hamta, l’une des réfugiées afghanes de notre groupe avait enfin été acceptée à l’école européenne de Strasbourg, après un premier refus en raison de son âge. Elle avait quitté l’Afghanistan avec ses parents et ses deux sœurs à cause de l’arrivée au pouvoir des Talibans, puis a rejoint la France après un long périple.
Son histoire illustre magnifiquement ce qui arrive quand des personnes se mettent à espérer ensemble et agissent : des situations sans issue basculent !
Impossible de ressortir de cette semaine sans un espoir renouvelé. Car une chose est claire : notre humanité nous rassemble bien au-delà de nos différences ! »

Ulysse Gounelle
* Grâce au partenariat avec l’ACO, Areni, Jad et Rafa, les trois jeunes originaires du Liban et de la Palestine ont pu participer. Un grand merci à Mathieu Busch!
Et un grand merci à Isabelle Marx pour la partie cuisine du Summerschool et sa ténacité face à des situations, qui semblent sans issue, comme celle des jeunes femmes Afghanes!
Quelques témoignages
Areni, étudiante en biologie – 23 ans, Libanaise de culture arménienne et de confession protestante
En tant que chrétiens arméniens, nous avons tendance à être focalisés sur notre propre peuple et son histoire douloureuse. Mais au Climont j’ai pu découvrir différentes cultures, entendre les voix opprimées d’Afghanistan ou de Palestine et partager les similitudes que nous avons tous en matière de religion.
A début, j’ai pensé qu’un Summerschool au Climont serait l’occasion idéale de m’éloigner de tout ce qui se passe au Liban. Mais au bout du compte, j’ai passé beaucoup de temps à poser des questions sans fin à mes amis musulmans, voulant tout savoir. Au fil du temps, j’ai découvert une perspective différente sur eux. C’était quelque chose que je n’avais jamais réussi à faire après avoir vécu des années parmi eux au Liban.
Nous avons visité un camp de concentration avec les personnes de notre groupe d’origine juive et palestinienne. Au Liban, cela aurait été impossible. Et c’est justement devant ces baraques où ont lieu tant d’horreurs dans le passé, qu’ils ont parlé de ce qui se passe aujourd’hui en Israël et à Gaza. Les voir partager en paix leur histoire, m’a fait voir mes problèmes quotidiens sous un autre angle.
L’objectif de ce Summerschool était de trouver l’espoir, et je pense que chacun en avait sa propre vision. Cela reflétait très bien leurs origines respectives. Pour les Européens, il s’agissait davantage d’espérer un avenir écologique meilleur, pour les Palestiniens, d’avoir un foyer sûr, pour les Libanais, d’assurer la stabilité fondamentale du pays, pour les Afghanes de pouvoir étudier et travailler. C’était inspirant d’entendre autant d’opinions différentes sur un même sujet, coexistant les unes avec les autres tout en étant toutes valables.

Mon plus grand espoir et ce que je retiens de ces 5 jours, c’est de pouvoir avoir une communauté aussi accueillante que celle que j’ai rencontrée à Climont et prête à partager les origines de chacun.



Rafa, étudiante en soins infirmiers – 19 ans, Palestienne de confession musulmane
Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie vraiment écoutée. J’ai pu partager ce que signifie vivre sous occupation, comment nous continuons à trouver de l’espoir, comment de petits actes de dignité deviennent de la résistance. J’ai constaté que de nombreux participants n’avaient jamais rencontré de Palestinien auparavant. À la fin de la semaine, ils ne se contentaient pas d’apprendre des choses sur la Palestine, ils se sentaient concernés. Ils posaient des questions plus profondes. C’est ce qui m’a le plus touchée. J’ai également eu la chance d’entendre d’autres personnes – de différents pays et croyances – qui sont confrontées à leurs propres formes d’ébranlement, ce qui m’a montré que même si les luttes sont différentes, l’aspiration à l’espoir nous relie.

L’un des moments les plus forts a été celui où nous avons parlé de la démocratie et de la foi. J’ai expliqué qu’en Palestine, malgré tout, les gens continuent de rêver de justice et de liberté, et que notre foi joue un rôle important dans la préservation de cet espoir. J’ai trouvé très significatif de pouvoir dire que ma foi en l’islam renforce ma foi en la justice, la participation et la dignité, qui sont toutes au cœur de la démocratie, et que pour moi, l’islam n’est pas en contradiction avec la démocratie, mais qu’il en est une de ses sources.

Jad, étudiant en gestion informatique – 19 ans, Libanais de confession protestante
Venant du Liban, où nous sommes confrontés à une grave crise économique ainsi qu’à des conflits et à une instabilité permanents, l’espoir est quelque chose dont notre peuple a profondément besoin. Ce thème a vraiment résonné en moi.
L’une des activités les plus mémorables a été la visite d’une église, d’une mosquée et d’une synagogue en une seule journée. En tant que chrétien, j’ai trouvé enrichissant de découvrir d’autres religions, leurs croyances et leurs traditions. L’accueil chaleureux que nous avons reçu de notre arrivée jusqu’à notre départ nous a fait chaud au cœur.
Il est difficile d’exprimer mon expérience en quelques mots, mais le temps passé ensemble était vraiment spécial et unique. Vivre avec des personnes de religions, d’origines différentes pendant près d’une semaine a été pour moi une expérience nouvelle qui m’a ouvert les yeux. Au début, je pensais qu’il serait difficile de nouer des liens avec des personnes d’origines aussi diverses, mais tout au long de la semaine, j’ai découvert que nous partagions beaucoup de préoccupations, de défis et même d’espoirs pour l’avenir.



Ulysse, étudiant en science po – 20 ans, français de confession protestante
Mettre des noms derrière les statistiques, mettre un humain derrière les nouvelles froides et abstraites venant du Liban, de Palestine, d’Afghanistan, aura été une expérience transformante. Surtout, se rappeler encore et toujours que les idéaux que l’on a n’en sont que quelques-uns parmi d’autres. Que notre mode de vie n’en est qu’un parmi d’autres.
Cette recherche de la coexistence, la rencontre de l’autre, premier pas de la paix, aura caractérisé toute cette superbe semaine passée dans les Vosges à réfléchir, échanger, débattre avec d’autres personnes, si différentes mais si similaires à la fois.
C’est une parenthèse d’espoir qui s’est ouverte grâce à cette école d’été, et j’espère sincèrement qu’elle restera ouverte pendant longtemps.

Anna, étudiante en biologie – 19 ans, franco – grecque – néerlandaise, étudiant en Angleterre, athée
Quand nos réflexions autour de l’intelligence artificielle, nous renvoient à penser notre humanité :
Pour moi, être humain veut dire subir l’expérience humaine. L’expérience humaine c’est vivre dans le monde physique, être vulnérable aux éléments de la terre et de l’espace, comme ressentir la chaleur du soleil sur son visage ou le vent d’un orage violent et inattendu. C’est philosopher, avoir des ambitions et des envies, mettre un place des projets et les abandonner puis les réessayer et les achever. C’est faire partie d’une société ou d’une communauté ou tout simplement exister en tant que petite pièce qui compose le puzzle gigantesque de l’humanité. C’est apprendre, faire de l’art, chercher un sens dans notre existence. C’est avoir des liens avec des gens, qu’ils soient profonds ou frivoles, longs ou courts, des connexions qui nous changent pour le meilleur ou pour le pire, qui nous font penser, grandir, ressentir, qui nous donnent une joie de vivre. L’expérience humaine c’est aussi la perte. C’est le fait que dans ce monde rien ne nous appartient réellement, nos affaires comme ceux qu’on aime comme même notre propre corps, qui ne fait pas exception au vieillissement et éventuellement à la mort. L’humanité est belle et précieuse par défaut de sa fragilité. Penser, apprendre, et ressentir est fait par des milliers de connections synaptiques en un clin d’œil, c’est la complexité que la vie nous a offerte en tant qu’humains.
L’expérience humaine c’est l’évolution, à la fois individuellement et en tant qu’espèce. Notre existence à ce jour présent est le résultat d’une descendance et réplication continue provenant d’une seule cellule, il y a plus de 4 milliards d’années. Nous n’avons jamais cessé d’exister depuis notre création, et de même en tant que personne nous vivons et éprouvons la vie du berceau à la tombe.
Pour moi c’est ça être humain, le fait qu’on ne peut pas s’éteindre et redémarrer, et qu’on soit exposés au monde physique dans les limites et permissions de notre corps et des lois de la nature.



Edna, étudiante de théâtre en Angleterre – 20 ans, franco – anglaise et simplement rien en termes de religion 🙂
My experience with this summer school was really fruitful and inspiring. It offers so many viewpoints and so much food for thought, facilitating all kinds of discussions that help to deepen our understanding of others and ourselves. Hope is a seed planted within the youth of a society, and grown into branches across generations, this workshop uncovered the hope that may have previously been dormant within a group of young people. Loss of hope occurs when we are dazed with misunderstanding, sunk in disconnection or a victim of lifes misfortunes. If we can connect again, learn again and be cared for, even just for a moment, hope can exist.
Mon expérience avec cette université d’été a été très enrichissante et inspirante. Elle offre tellement de points de vue et de matière à réflexion, facilitant toutes sortes de discussions qui aident à approfondir notre compréhension des autres et de nous-mêmes. L’espoir est une graine plantée dans la jeunesse d’une société, qui se développe en branches à travers les générations. Cet atelier a permis de révéler l’espoir qui était peut-être jusqu’alors latent chez un groupe de jeunes. La perte d’espoir survient lorsque nous sommes aveuglés par l’incompréhension, plongés dans la déconnexion ou victimes des malheurs de la vie. Si nous pouvons à nouveau nous connecter, apprendre et être aimés, ne serait-ce que pour un instant, l’espoir peut exister.

Et l’espoir vu par Anosha, Hamta, Negin, Weeda et Nathan :






Cette semaine une chorale éphémère s’est constituée au Climont pour préparer le concert d’été de ce samedi!

Lettre écrite suite au week-end d’écriture autour du livre La survivance des Lucioles de Georges Didi-Huberman, le 2 et 3 août 2025

De retour dans notre terre du bout du monde, le chant des goélands remplace les aboiements de Proust, les vagues se substituent à la brume qui planait sur les lucioles du Climont, nous commençons la lecture de La petite lumière d’Antonio Moresco les pieds dans le sable et quelque chose, dans nos têtes, brille un peu plus fort.
Nous repensons à ces deux journées d’atelier, où, avec vous, nous nous sommes transformé.es pour la première fois en enquêteur.ices des lucioles. Où nous avons pu mettre en action les questions inquiètes contenues dans le très beau livre de Georges Didi-Huberman, La survivance des lucioles.


Face à des sociétés en perpétuelle crise, comment continuer à vivre, écrire, aimer, lutter, s’engager ? Comment faire apparaître les mots-lucioles, les images-lucioles, les projets-lucioles qui résistent à la violence contemporaine ?
Après avoir lu ce texte, après avoir discuté, imaginé, rêvé, nous avons échafaudé l’idée d’une enquête littéraire, vivante et collective, qui s’écrirait au cours d’un ou plusieurs voyages, en stop. Se déplacer et confronter nos questions à des inconnu.es non choisi.es, le long des frontières européennes : interroger cette notion dans l’habitacle d’une voiture, un espace de parole où souvent, s’ouvre la porte de l’intime.


Au fur et à mesure des rencontres, des entretiens, l’enquête progresserait et l’on pourrait dessiner une cartographie des lucioles.
Ce week-end était notre toute première enquête, avec vous. On voulait vous réunir autour de ce texte, partager des idées, ce qui vous inspirait et voir ce qui pouvait émerger d’un travail d’écriture collectif.


Et maintenant, à l’autre bout de la France, nous pensons encore aux phrases prononcées par vous, celles et ceux qui ont écrit autour de cette grande table accueillante du Climont. Vous avez osé les mots « nous sommes condamnés à l’espérance », « la vie engendre la vie », « l’énergie des gens malgré tout », « il suffit d’essayer » et nous pensons alors qu’il y a bien là quelque chose à faire, quelque chose à creuser. Vous nous avez donné de la force pour la route. Merci.
Nous avons aimé être là avec vous et animer ces ateliers d’écriture.


Vous avez planché et puisé dans vos « réservoirs de mots ». Vous avez créé des petits éclairs de fiction dans des temps impartis toujours trop courts. Dans des entretiens, vous vous êtes posés des vraies questions, celles qui déplacent et en passant, nous avons entendu des bribes de voix murmurer et toi, comment fais-tu pour espérer ?
Vous avez écrit vos prières aux vivant.es et fait résonner les mots de Charlotte Delbo avec vos mots à vous. Vous avez créé et donné forme à ces espérances, modelé et peint des hétérotopies avec des pinceaux et des crayons, des collages. Imaginé des lieux concrets où l’on pourrait abriter l’imaginaire. Vous avez peint sur les bâtiments d’ABC : l’art doit prendre en réparation le monde, à nos rêves partagés de mots fragiles (le sont-ils vraiment ?) pour dire, luciolons ensemble, n’ayons pas peur de croire à la survivance des communautés qui restent !


Le soir tombe dans les branches du grand pin, dehors. Nous trions les photos en parlant des voyages à venir. Dans nos oreilles, résonnent les mots d’Adrienne Rich : « I have to cast my lot with those, who, age after age, with no extraordinary power, reconstitute the world” / “ je dois me tenir près de ceux qui d’âge en âge, sans pouvoir extraordinaire, reconstituent le monde ».
Un bout de soleil caresse nos visages avant de disparaître à l’horizon. Bientôt, ce sera l’heure où les lucioles apparaitront. Alors, petit à petit, sans autre pouvoir que celui que nous parlons, nous continuerons, en stop, en voilier, à pied, ici, à Douarnenez, partout dans le monde ou au Climont à chercher les lucioles et à se rencontrer.
À bientôt, ici ou là, prenez soin des petites lumières,
Jean-Lou et Emma
P.S. Si vous êtes de passage, faites une halte au Climont pour lire les traces des lucioles.


L’écrivaine Emma Doude van Troostwijk et Jean-Lou Granville lisent Didi-Huberman, auteur du livre « La survivance des Lucioles » et proposent un week-end avec des ateliers d’écriture et une balade nocturne pour capter les traces des Lucioles.
Car s’il y a tout lieu d’être pessimiste, il est d’autant plus urgent d’ouvrir les yeux dans la nuit et de se remettre à la quête des lucioles.
Il reste encore de la place pour les ateliers d’écriture:
Départ de la balade nocturne : samedi 2 août à 21h devant le Temple du Climont ( En cas de mauvais temps, nous nous retrouvons à l’intérieur au Promontoire, 6 route des Crêtes, 67220 Urbeis -Le Climont).
Consigne pour la balade : Emmenez avec vous un texte de 3 minutes maximum qui vous porte et vous donne de l’espoir. Ce texte peut être un extrait de roman, un poème, une chanson, un album jeunesse, peu importe, il faut que ce soit des mots qui vous donnent de la force et que vous avez envie de partager.
Balade : gratuite – plateau
Le bal sera accompagné par Quentin André à l’accordéon et Martin et Laurence Gugg pour l’animation de la danse. Rendez-vous : le terrain de basket du Climont. En cas de mauvais temps nous dansons à l’intérieur.
Petite restauration sur place : 10€ tarte flambée et boisson
Le bal clôture le stage danse « Franchir le Madison » où nous nous sommes retrouvés autour le thème de la danse. Non seulement pour apprendre à traverser le Madison, à valser et à faire les pas de la Bachata, mais aussi pour mettre des mots sur ce qui se passe, quand nous dansons à travers les mots des poètes et philosophes et le regard des cinéastes.
Jour après jour
Vivre l’espace
Comme une amitié
Vivre son propre corps
Comme un espace
En offre d’amitié (Guillevic)
Attention ! Voici le thème d’ABC-Climont pour 2025. Faire attention, être vigilent, s’engager… Mais où trouver les leviers pour agir face à la polarisation, qui traverse nos sociétés et divise les gens ? Et si le chant pourrait nous aider à renouer des liens ? Nous en parlons avec Agnès Keller.

Agnès Keller est chanteuse, cheffe de chœur et musicienne, mais aussi co-fondatrice des Chants de la Terre, un maraicher en biodynamie près de Colmar.
Elle anime des ateliers de chant prénatal et familial et propose un accompagnement à la naissance par les sons chantés. Elle intervient régulièrement au sein de séminaires ou de formations où elle propose le chant comme parenthèse artistique pour faire le lien avec soi et les autres. Dans le cadre du Printemps des Poètes, elle a animé un week-end au Climont.
Un échange sur l’importance de la vibration et la résonance de l’Être.
Nous vous invitons à l’Assemblée Générale de l’association ABC-Climont : Mardi 1er juillet 2025 de 18h à 20h à la Maison Haerter, 6 rue du Temple Neuf à Strasbourg
Un lien zoom sera proposé à ceux et celles qui ne peuvent pas nous rejoindre sur place. Pour obtenir le lien contactez- nous au 06 35 35 77 52 ou par mail: contact@abc-climont.eu
Au programme: la présentation du projet de rénovation réajusté – la recherche de fonds – le programme 2025/2025
Nouveau : Payez les 10€ de votre côtisation pour 2025 directement en ligne!


Du 7 au 11 juillet 2025, nous accueillerons des jeunes adultes venus de France, d’Angleterre, du Liban et d’Afghanistan pour travailler l’espérance.
Nous espérons que les deux autres participants de Palestine et du Liban obtiendront leur visa à temps pour nous rejoindre!
Nous avons encore deux places :


Venez danser! Il y a encore quelques places!
Stage danse avec Laurence et Martin Gugg du samedi 26 juillet au jeudi 31 juillet
Avec bal ouvert à tous, le mercredi 30 juillet à partir de 18h au terrain de basket du Climont
Nous cherchons encore un.e bénévole pour faire la cuisine lors de ce stage.
La survivance des lucioles
avec Emma Doude van Troostwijk, le samedi 2 et le dimanche 3 août 2025 au Climont
Le samedi 2 août balade nocturne à 21h ouvert au public
Bonne nouvelle! La première luciole a été signalée au Climont ce samedi!


A la croisée de la musique, de la détente et de la convivialité une semaine de chant choral au vert proposé par Mouchette Liebman, chant, Lucie Taffin à l’accordéon et Juliette Taffin au piano
Du lundi 11 août au samedi 16 août 2025 au Climont.
Le stage est complet
Notez-vous déjà leur concert du samedi 16 août à 17h au Temple du Climont

La météo s’annonce un peu mitigée pour ce week-end, mais il suffit de venir avec vos k-way, bottes et parapluies, car :
saviez-vous que les oiseaux chantent à 6h du matin même quand il pleut?
connaissez-vous le bruit des goûtes d’eau tomber quand on fait silence?
on dit que lundi il fera même très beau !
Tout au long du week-end, la grande tente, le Promontoire et le Temple du Climont nous proposent de nous mettre à l’abri d’éventuels averses.

Le Concert des oiseaux
Dialogue avec une flûte
Et pourquoi la flûte n’aurait-elle pas été inventée pour dialoguer avec les oiseaux ? Depuis des siècles et partout dans le monde, ces sympathiques et nobles volatiles ont toujours inspiré les compositeurs et les interprètes.
Voici un programme d’Marc Hervieux, qui, au-delà des trilles et des gazouillis nous fait voyager en Hollande, en Allemagne, en Italie ou en France au 17ème et au 18ème siècle.
Lieu : Temple du Climont
Horaire : Dimanche 8 juin à 17h

Lecture – Concert
Chant pour l’oiseau
Faire silence pour écouter les oiseaux.
Chant pour l’oiseau leur donne la parole. Les oiseaux y parlent, protestent ou chantent la vie. De temps en temps, c’est
l’humain qui prend la parole pour leur rendre hommage ou partager ses inquiétudes sur leur sort…
Lieu : le Temple du Climont
Horaire : Lundi 9 juin 17h
Jour de Blanc est un collectif d’artistes né en 2016, qui compose ses textes et ses musiques
Emmanuelle Zanfonato : écriture vocale, mise en bec des textes, chant
Kalevi Uibo : écriture musicale, guitare électrique, effets
Sylvie Villaume : textes, mise en bec des textes, dessin

Le week-end du 31 mai et 1er juin, la fête du Climont a prolongé le festival TransverSaâles et un des liens entre les deux, a été la dentelle à l’aiguille. Winniefred Sharp, artiste établie à Calais a proposé de créer une ruche en utilisant cette pratique. Des personnes exilées de sa ville, des enfants de l’école d’Urbeis, des participants des festivals de Saâles et du Climont ont réalisé chacun une alvéole sur laquelle, ils ont laissé un message exprimant leur espoir pour le futur.
Le week-end a commencé le samedi matin par Alan Lebecque du collectif université des terrestres. Il a dessiné une boussole nous invitant à nous orienter dans un monde déboussolé. A partir du projet « où atterrir ? » initié par Bruno Latour et S-composition, nous avons partagé nos concernements par rapport à des sujets comme la qualité de l’eau, du silence, de la démocratie et le besoin de solidarité…


Après le repas partagé, des promeneurs sont partis en forêt à la rencontre de trois personnes. Nicolas Kreis et Jean-Marie Gérardin ont raconté l’épopée des mennonites qui ont défriché et labouré les terres autour du Climont. Elisabeth Sandrine Ngah a raconté ses engagements envers son pays d’origine, le Cameroun et son pays d’adoption, la France.
Un petit bal folk, animé par le groupe Bis bal’d a mis en condition pour apprécier la choucroute aux accents brésiliens, concoctée par le restaurant Diette.


La soirée s’est prolongée en découvrant l’univers folk électro, chanté en alsacien d’Edwàr, mêlé aux chansons solaires et émouvantes de Lucia de Carvalho, chanteuse et percussionniste lusophone sur des rythmes brésiliens qui ont enthousiasmé la foule.
Le lendemain, un vide-grenier, organisé par Les Elfes d’argent a pris la place des musiciens sous la tente. A 11 h, au temple, les trompes de chasse « les échos du Guirbaden » de Mollkirch, ont ouvert la célébration œcuménique avec l’entrée à Saint-Eustache. Pour souligner les moments forts de la cérémonie, Ils ont interprété deux autres morceaux plus tard et Francis Walz au saxo, a ajouté de la douceur.


Puis des saucisses de sanglier, des brochettes végétariennes préparées par l’association Obelics, des glaces de la ferme Humbert ont régalé les papilles, et les oreilles ont été comblées par le son des trompes et les chants des sonneurs.
Le trio « La Messinoise » composé d’une flûte baroque, d’une viole de gambe et d’un théorbe a donné un aperçu des goûts musicaux raffinés à la cour de Versailles à la fin du règne de Louis XIV, et du début de celui de Louis XV, alors que naît enfin une synthèse des styles français (élégiaque et poétique) et italien (brillant et virtuose).


Avant le verre de l’amitié, le public a pu découvrir les alvéoles assemblées poétiquement sous l’égide de l’abeille charpentière.











Et après ce beau week-end de l’Ascension, nous sommes en train de préparer le Festival du Silence pour le week-end de Pentecôte :
samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 juin :